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Le calme pendant la relâche : Morin Heights, le 4 mars en soirée.

On associe souvent la semaine de relâche scolaire à un achalandage monstre sur les pentes. Dans le fond, c’est vrai… on a tous probablement déjà vécu l’infâme file d’attente de 30 minutes d’un mercredi début mars…

Une chose moins connue, par contre, c’est qu’une fois les 16 h sonnées, la plupart des familles en vacances plient bagages pour aller souper. Ajoutons la décourangeante pluie qui s’est abbatue sur le sud du Québec cette semaine, plus la température presque glaciale de la journée (–15 °C, –25 °C avec le facteur vent) et on a un plan pour une montagne presque déserte en un samedi soir où deux semaines de vacances scolaires se chevauchent!

À notre arrivée, à 16 h, le stationnement était encore passablement plein; à 18 h, il ne restait qu’une quinzaine de véhicules. La tournée CIME (que ma collègue Marie-France a mentionnée il y a quelques heures) était disparue avait que j’aie fini de me changer.

Par le temps que je fasse ma première remontée, il ne restait que quelques petits groupes — surtout des couples — et un plus grand groupe de moniteurs en camp de perfectionnement.

Une première descente par la Radar et la Rivière Simon pour s’échauffer (ou se refroidir, c’est selon) donne le ton : du ski rapide, une bonne soirée pour du carving. Une deuxième descente dans l’Après-Vous confirme le tout.

L’avertissement à l’entrée de l’Après-Vous résume la situation.

 

L’abrupt de l’Après-Vous depuis le télésiège.

Le passage des nombreux skieurs paraissait sur les pistes. On glissait sur une surface très tracée, assez proche de la base. Certes, il y avait de la glace dans les abrupts, mais c’était seulement en plaques. Pas de champs de glaces impraticables en vue! Juste une surface dure, légèrement irrégulière.

Bref, on avait les restes, mais ces restes étaient encore très bons, surtout si on tient compte de la semaine qu’on a eue, et rien à craindre avec des skis bien aiguisés et des genoux éveillés.

Il fallait éviter les bords de pistes et les zones non damées (je pense, entre autres, à un secteur de l’Après-Vous) : elles sont dures comme du terrazzo. Les sous-bois étaient, naturellement, fermés.

Avec le télésiège A fermé, seule une partie du secteur Kicking Horse était accessible (via l’Interlude), mais elle était complètement désertée. Les abrupts y étaient dans un état passablement meilleur que dans les pistes entourant le télésiège B (Dynastar), seule remontée ouverte ce soir.

L’Interlude : un peu glacée par endroits, mais sans mauvaises surprises.

On observe le panorama dans la quiétude presque absolue.

La Village, un peu plus… surprenante avec de la glace. Au loin : le Mont Olympia.

Je rentrais à toutes les demi-heures pour me réchauffer un peu, comme bon nombre d’autres skieurs et planchistes. La cafétéria et le bar montraient un achalandage quasi-permanent qui faisait contraste avec ce qu’on voyait dehors.

Nous avons continué en progressant vers la Rivière Simon. Les pistes plus faciles étaient en meilleur état, moins glacées, mais plus tracées. Sur toute la montagne, il y avait peut-être une poignée de débuts de découverts, mais rien pour indiquer une fin prématurée à la saison.

Nous avons quitté en milieu de soirée, après quelques heures de ski et après avoir fait le tour de la montagne, pour se diriger vers un souper chaud bien mérité.

Au final, la météo de cette semaine semble avoir fait peur à bon nombre gens; surtout ceux qui sont en vacances. Pourtant, les conditions n’ont rien de désastreux (surtout avec un équipement bien entretenu), et hors des heures d’affluence, on a droit à des pistes très tranquilles!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Carl Tessier
Skieur depuis près de vingt ans et ZoneSkieur depuis les débuts du site en 2003, Carl n’a manqué aucune saison depuis sa première, à sept ans. Pour s’évader de son cubicule d’informaticien, il explore le Québec (et ailleurs) en quête de virages enneigés et de paysages uniques : damé, sauvage, bois, de la petite station de région au gigantesque domaine quatre-saisons.