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Anne, l’Auberge aux Chic-Chocs blancs

28 janvier 2013 | Chronique, par Anne Corriveau
Photo Alain Parrot

D‘entrée de jeu, soyons francs, je vous vois sourciller, l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, WO! Non, mais tu n’y penses pas? Ça prend un budget ! Je vous arrête tout de suite, pour vous donner l’exemple du choix des sœurs Saulnier. Deux filles en vacances, rencontrées sur le site. Un séjour à l’Auberge pour profiter de tout ce que leur passage peut offrir dans la blancheur de ce magnifique décor plutôt que d’aller vers le bleu turquoise de la mer des Caraïbes. J’avoue, pour le même prix,  la pause est plus courte, sauf qu’avec l’effort physique, l’immensité du paysage, le repos de tous branchements vers l’extérieur, nous nous abandonnons au nec plus ultra de la détente et vivons une expérience hors du commun. Le but, c’est le plaisir, on le trouve. De plus, les gens qui nous accueillent et qui participent à vous faire vivre le meilleur de votre séjour sont irrésistibles. J’y reviendrai dans un autre article ! 

Ce portrait, comme mes précédents dans le MAG, n’est pas éditorialiste. Je partage du bonheur. Ceux qui me connaissent savent que j’ai le sens critique aiguisé et que je n’ai pas l’habitude d’être retenue, sauf que je n’ai rien de négatif à dire, rien! (Non, je n’étais pas dans l’autobus impliqué dans un accidentJe voyageais dans le précédent. La beauté de la chose, dans ce genre d’événements, les liens créés lors de ce séjour sont particulièrement intenses!)

Est-ce que le coût en vaut la chandelle? Oui, oh que oui! J’adore l’hiver, même sous les froids extrêmes. J’aime voir les éléments se modifier au fil des heures et j’adore me retrouver au milieu de nulle part, dans le silence, et bien manger.

Le séjour est en formule tout inclus. À votre départ, vous ne débourserez que pour les objets achetés à la boutique, les boissons et eaux pétillantes consommées.

Le voyage est offert dans une tradition d’exotisme nordique. L’aventure débute chez vous, devant votre ordinateur à remplir le formulaire requis où des détails sont essentiels à votre séjour. Le but est simple, en pleine forêt, la sécurité est primordiale. Il faut tout savoir sur vous ou presque. 

 

Pour nous rendre à l’Auberge, nous avons fait la route en autobus jusqu’à Cap-Chap. Un arrêt au centre d’accueil. Nous changeons l’autobus pour la navette. Si vous y allez en auto, vous laissez celle-ci dans le stationnement prévu à cette fin.

 

À mi-parcours, hop! Tous à bord du véhicule muni de chenilles.

Puis, comptant 55km à partir de Cap-Chat, la voilà, haut perchée à flanc de montagne, située à 615 m d’altitude, dans un environnement offrant à la fois calme et zénitude. 

 

L’Auberge compte 18 chambres de type champêtre offrant un confort délicat et plus que respectable. On s’entend ici, nous sommes loin du refuge où matelas de sol et sac de couchage sont requis. Toutefois, quelques points communs quand même; pas de télévision dans les chambres, pas de zone pour la téléphonie cellulaire et surtout pas de WIFI. 

Les activités sont nombreuses autour de ce 60km ² de territoire à explorer : raquette, randonnée, ski de haute route, ski Altaï (mi-chemin entre la raquette et le ski), planche à neige divisible (Splitboard) et ski nordique.

 

Les guides de l’Auberge, cinq lors de notre passage, sont tous formés pour les premiers soins en régions isolées, en réanimation cardio-respiratoire et ont tous suivi le cours en sécurité avalanche.

Un détail, d’importance; tout le personnel est présent à l’arrivée des clients. La cloche sonne, ils sont là, ayant communiqué par radio pour s’assurer d’être au rendez-vous.

 

Après l’accueil et la visite des lieux, huit heures de route plus tard, nous répondons à l’appel du grand air. Rien n’est laissé au hasard durant ce séjour. Nous avons effectué des sorties avec guide et de façon autonome. Puisque nous sommes en région éloignée, il est nécessaire de suivre les consignes de sécurité; toujours avoir sur nous une radio avec émetteur-récepteur et un système de ARVA (appareil de recherche de victime d’avalanche). En sortie plus longue, les consignes s’allongent…un peu.

Nous avions une inquiétude, il avait plu dans les Chic-Chocs, serons-nous en mesure de marquer notre passage d’une trace dans une neige fraiche ?  Nous verrons demain !

 

Entre temps, le 5 à 7 se passe au bar ou autour du foyer à déguster des petits goûters d’Anne-Marie et boire une des bières de la micro-brasserie Pit Caribou de L’Anse-à-Beaufils.

Les repas sont conviviaux et se prennent tous autour de grandes tables réfectoires. Tous discutent, échangent et participent aux discussions et en profitent pour résumer leur journée, comme dans le bon vieux temps. Les guides aident à servir les repas, les convives desservent leur couvert. Nous formons une famille instantanément.

La nourriture proposée par le chef Alain Laflamme est concoctée de mains de maître avec des produits de grande qualité provenant, aussi souvent que possible, de la Gaspésie. Ici, pintade aux noix, purée de patates douces, radis et pois mange-tout. La veille, le chef nous servait un rôti de cerf, légumes grillés et sauce sapin.

La salle à manger est chaleureuse, un foyer central invite à la conversation et l’immensité des lieux est visible constamment grâce aux immenses fenêtres de l’Auberge. 

La beauté d’être en montagne, outre cette magnifique vue, c’est de se lever avec une fine poudreuse tombée en pleine nuit. 

Allez, on grimpe vers le mont 780°. 

L’après-midi sera moins dynamique de notre côté, nous optons pour une randonnée en ski Altaï. Nous ne partirons pas dans la même direction que nos amis, mais que dire de leur départ, rocambolesque et archi drôle ? 

Je ne sais pas pourquoi, mais une chose me dit que parmi ces participantes, plusieurs profiteront des trois « S » proposés à l’Auberge, là où vous pouvez prendre le temps de le perdre. Sauna, spa et sofa.

Le lendemain, le temps se voulait plus vigoureux, certains sont sortis en raquette pour vers la Chute-Hélène, nous avons opté pour un repos et une jasette avec les gens qui nous accueillent avant de reprendre la route.

 

C’est après s’être totalement laissé charmer par un séjour mémorable que le retour vers la ville s’est amené beaucoup trop rapidement à mon goût. Vais-je retourner dans ce lieu magnifique? Assurément! Je ne voyage jamais dans le Sud. Je me répète, j’aime l’hiver. Je commence tout de suite à planifier mon budget pour un prochain séjour dans cette belle auberge en Gaspésie.

J’invite à visionner quelques-unes des vidéos sur le site de la Sépaq si mes images fixes ne vous comblent pas assez.

Finalement, c’est une bonne chose les images fixes parce que le ski et haute route et moi

La différence entre être à table à l’Auberge et être à table dans un restaurant populaire lors d’un arrêt sur le chemin du retour en pleine tempête : à l’Auberge, tous discutaient autour du repas sans artifice. Au restaurant (WIFI) tous pitonnaient leur machin et regardaient le journal, ça parle !

Ce voyage était une invitation de la Sépaq, orchestré par les gens de la Sépaq et Jean Brouillard Communications.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Anne Corriveau
Passionnée de culture et de sport, Anne aime conjuguer l’art de vivre avec amusement. Curieuse et dénicheuse de nouveaux endroits à connaître, essayer et visiter, ses journées-skis sont sans cesse l'occasion de trouver un plus pour le goût. Non, elle n’est pas une Bobo, même si elle a certains petits caprices pour sa dégustation de café.