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Au cœur de la Jackrabbit Trail, 3 mars 2020

Jackrabbit Johannsen n’est pas seulement une légende du ski au Québec. Dans l’état de New-York aussi, il a beaucoup skié et beaucoup fait pour populariser ce sport.

C’était dans les années 20. Jackrabbit avait une entreprise à Montréal et passait ses fins de semaine à Lake Placid où il avait installé sa famille. Et il en profitait pour écumer les Adirondack sur ses skis…

Ça explique pourquoi la piste où j’ai skié aujourd’hui s’appelle la Jackrabbit Trail. C’est un sentier d’arrière-pays longue de 50 km qui relie les villages de Keene, Lake Placid, Saranac Lake et Paul Smiths.

J’ai fait l’itinéraire le plus populaire sur cette piste : prendre la piste près du Whiteface Inn à Lake Placid et filer sur 10 km jusqu’à Saranac Lake.

Ce trajet-là est réputé parce qu’il comporte une longue descente où on perd 300 mètres d’altitude sur environ 2,5 km.

À Lake Placid, j’ai pris le départ avec mon fils. C’était sa première sortie en ski Kom. La piste monte en pente douce en s’enfonçant dans la forêt. On a grimpé sur environ 2 km avant de rebrousser chemin et de se mettre à descendre. Il faisait au-dessus de zéro. La neige collait. Ça n’allait pas vite. Mais on s’est quand même bien amusé.

Les pieds de fiston ont tellement grandi qu’il peut chausser une de mes paires de bottes et skier en Kom!

Ça ne descendait pas vite aujourd’hui.

Tentative de virage télémark à basse vitesse…

Après ça, fiston est reparti en voiture avec ma blonde et moi je suis reparti en solitaire pour skier jusqu’à Saranac Lake. La piste passe par un col entre les monts Haystack et McKenzie. Quand on arrive au sommet de ce col, on a gagné environ 200 mètres d’altitude et on est sur le point d’en perdre 300 en dévalant la longue descente qui fait la réputation du tronçon.

Malheureusement, la neige collante m’a fait descendre au ralenti aujourd’hui; mais j’ai bien aimé la piste qui est juste assez large pour qu’on puisse descendre en se laissant aller et en faisant des virages plutôt qu’en skiant sur la défensive.

Ensuite, la Jackrabbit Trail serpente dans un joli coin de forêt assez peu accidenté.

À Saranac Lake, elle aboutit à un point d’accès situé sur la rue McKenzie Pond Road. C’est là que ma blonde est venue me récupérer. C’est le «terminus» utilisé par la plupart des skieurs qui font cette randonnée; mais on peut aussi poursuivre sur la Jackrabbit Trail jusqu’au cœur du village.

J’ai eu droit à une récompense de fin de randonnée. Ma blonde a chaussé ses skis et on fait un petit allez-retour sur la piste avant de rentrer à notre chalet. Je profite de l’occasion pour dire un gros merci à cette «veuve du ski» presque toujours prête à aider son homme à assouvir sa passion pour le ski!

Skier en jupe? Oui, dit ma blonde!

La couverture de neige était en bonne état même s’il avait plu la nuit précédente.

Jackrabbit Johannsen a passé bien des nuit dans des abris du genre. Moi je préfère juste les photographier.

Un obstacle qu’il m’a fallu surmonter.

Pris en flagrant délit de fatigue….

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.