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Au pays du refuge Campbell, 7 décembre 2018

On dirait qu’en vieillissant, j’apprécie de plus en plus les randonnées qui passent par un refuge en forêt.

Attention, je ne parle pas de passer la nuit «à la dure» dans une cabane mal chauffée. Ce que j’aime, c’est faire halte au milieu d’une sortie de ski, pour manger mon lunch dans un abri où on peut «chauffer le poêle» et casser la croûte au milieu de sa randonnée.

Dans ce genre-là, on peut difficilement faire mieux qu’une excursion jusqu’au refuge Charles D. Campbell à Saint-Adolphe d’Howard.

Cette pittoresque cabane se trouve à environ trois kilomètres du point d’accès Val-de-Loire, au nord de lac Saint-Joesph, et on s’y rend en empruntant une vénérable piste de ski, La Canadienne.

C’est ce que je fais aujourd’hui par une journée où La Canadienne paraissait fort bien sous un soleil radieux et une fine couche de neige nouvelle.

Cette piste-là est entretenue mécaniquement quand la saison de ski bat son plein. Ce n’était pas le cas aujourd’hui et les conditions étaient moins bonnes qu’il n’y paraît sur mes photos. La mince couche de neige nouvelle cachait une croûte qui cassait sous les skis et, comme on me l’avait dit au poste d’accueil de Plein AirSainte-Adolphe, il y avait affleurements d’eau à certains endroits.

N’empêche, j’ai fait une agréable randonnée sur mes gros skis passe-partout qui sont lents mais faciles à contrôler en descente même dans ce genre de conditions.

J’ai été aidé par La Canadienne qui est une méchante belle piste de ski, à la fois accidentée et agréable.

En allant vers le refuge, ça monte pas mal, mais la piste est large et bien configurée; et puis on skie dans un très joli paysage montagneux.

Ensuite, on est récompensé en arrivant au refuge qui trône au milieu d’une éclaircie surplombant le lac Newman. Même si elle a été construite en 1998, cette cabane en bois semble sortir tout droit de l’époque de Jackrabbit Johanssen.

Au-delà de ce refuge, La Canadienne poursuit sa route en vers Sainte-Agathe et finit par rejoindre une autre vénérable piste, la Fleur de Lys. Je voulais me rendre jusqu’à cette jonction aujourd’hui, mais j’ai été arrêté par un ruisseau qui coupait la piste et que je ne voyais pas comment traverser de façon sécuritaire.

Mais bon, vous vous voyez le portait : il y a moyen de faire beaucoup de kilomètres en «rayonnant» à partir du refuge ; surtout qu’il y a une autre piste de ski nordique à proximité, une boucle appelée «Les Sommets» où je n’ai toutefois jamais mis les skis.

Pour rentrer, on reprend La Canadienne qui forme une boucle en retournant vers son point de départ.

Cette deuxième partie du sentier est encore plus agréable que la première ; le tracé monte et descend à flanc de colline avant de se terminer par une descente plus corsée qui nous fait sortir du bois avec le sourire.

À refaire bientôt avec ma famille plutôt qu’en solitaire !

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.