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Au sommet de la montagne Blanche, 6 avril 2018

À Montréal, la neige a complètement disparu du paysage. Mais il suffit de faire une heure de route pour en trouver beaucoup dans les Laurentides.

Résultat : la montagne Blanche portait bien son nom aujourd’hui ; et j’y fais une randonnée parfaitement hivernale un 6 avril.

Je suis parti du point d’accès du lac du Rocher, où j’ai trouvé un grand stationnement et ce bonhomme de neige armé de bâtons de ski qui montait la garde.

De là, on s’enfonce en forêt par une bretelle d’accès qui mène au sentier Inter-Centre, une piste de 28 kilomètres qui relie Saint-Donat à Lac-Supérieur en passant par les montagnes Noire, Blanche et Grise.

Une fois sur l’Inter-Centre, je ne savais pas trop quelle direction prendre : continuer sur cette piste jusqu’au refuge du lac de L’Appel ou bifurquer sur le sentier Montagne Blanche qui mène au sommet de celle-ci.

J’ai toutefois été sauvé de mon indécision par Sylvain et Marie, deux skieurs plus rapides que moi qui faisaient route vers le sommet. Comme il fallait ouvrir la piste recouverte d’une dizaine de centimètres de poudreuse bien tassée, j’ai décidé de partir avec eux à l’assaut de la montagne que voici…

On a fait une ascension assez raide merci puisqu’on a grimpé à peu près 250 mètres en environ 1,5 km.

Ça valait la peine, par contre. Le sentier du sommet était très bien enneigé et il serpente dans une épaisse forêt qui donne l’impression d’être à des années-lumière de la civilisation.

La montagne Blanche culmine à 883 mètres d’altitude et quand je suis arrivé au sommet je n’avais plus grand-chose dans les jambes ; mais j’ai pu me reposer en profitant de la vue…

J’avais ensuite une autre décision à prendre : descendre le flanc nord de la montagne pour me rendre au refuge du lac de l’Appel avant de rebrousser chemin vers la civilisation, ou raccourcir ma randonnée en redescendant la piste abrupte par où j’étais monté.

J’ai fini par choisir la deuxième option et je me demande encore si j’ai bien fait.

Comme les dix centimètres de nouvelle neige reposaient sur une petite croûte, ça allait très vite dès que la pente devenait abrupte ; alors j’ai fait une descente un peu moins «contrôlée» que j’aurais voulu.

J’ai eu mes bons moments, bien sûr. Mais sûr que la prochaine fois, je vais plutôt tenter ma chance sur le flanc nord où c’est moins pentu et où il y a une zone de télémark sauvage marquée sur la carte ci-dessous.

Remarquez, je suis arrivé complètement vidé à ma voiture. Alors pas sûr que ç’aurait été une bonne idée d’allonger ma randonnée en poussant jusqu’au refuge.

Et puis je suis bien content d’avoir une raison de retourner là un de ces jours…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste à scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.