VOS SPORTS:
Publication partenaire

Bois Robert (Beauharnois), 17 février 2019

Dans notre quête des centres de ski de fond à proximité du domicile, on a trouvé le Bois Robert, à Beauharnois. Malgré l’image qu’on peut se faire de la Montérégie (c’est plat!), les centres pour fondeurs ne pullulent pas et les motoneigistes ont le beau rôle dans les champs et sur les tracés des pistes cyclables. Un peu regrettable d’ailleurs que le corridor Sainte-Martine et les environs ne soient pas davantage exploités… quoi qu’il en soit, aujourd’hui, on est allés explorer ce que Beauharnois avait à nous offrir.

L’accès au Bois est gratuit. Il se fait par le chemin des Hauts-Fourneaux, et je dois dire que l’approche contraste grandement avec l’environnement des sentiers! Les habitués du secteur ne sont probablement plus choqués par la traversée du jadis prospère parc industriel; nous avons cependant hésité quelques secondes, se demandant si on était bien au bon endroit! Une affiche en haut de la côte nous rassure. Nous voilà près de l’accueil, où un abri attend les visiteurs. Aucune location d’équipement de ski de fond n’est possible; des raquettes sont cependant disponibles.

Parlant de raquettes, les utilisateurs chaussés de ces objets sont largement majoritaires dans les sentiers du Bois Robert. En se fiant au plan, les sentiers sont répartis entre ski de fond, raquette, et mixte. Toujours d’après le plan, les sentiers totalisent 10km mais pour le ski de fond, c’est tout juste un peu plus de 5km qui est accessible aux fondeurs.

Après avoir récupéré un plan papier (fort utile si on oublie de prendre l’affiche géante en photo!), on s’élance, un peu hésitants en voyant l’unique trace pour nos skis. Oui oui, c’est bien là nous dit-on, on partage les sentiers! Et si on rencontre? On partage et on jase! Ah bon d’accord!

Avis à tous ceux qui voudraient suivre nos traces: si vous avez peur des côtes, oubliez le projet! Le parc en compte une bonne quantité puisque les sentiers sont en grande partie sur des plateaux et traversent des secteurs sillonnés par des ruisseaux et des bras de la rivière St-Louis, il faut donc descendre d’un plateau pour traverser et remonter. Les côtes ne sont pas tracées. Et notez ici l’emploi du mot « côte », qui signifie « pas de canard obligatoire pour remonter » et « si vous pensez avoir du contrôle en descente à 20km/h, demandez-vous si vous avez des carres sur vos skis ».

On a fait notre petit bonhomme de chemin à travers les différents sentiers. Le tout est bien balisé, on ne se demande à peu près jamais où on est, la seule interrogation qui persiste tout le temps, à cause de la trace unique, est « Est-ce qu’on avance dans le bon sens?! ». Je dois avoir un traumatisme de m’être fait une fois vertement réprimander d’avoir emprunté un sentier en sens contraire (dans un autre code régional!), je m’inquiète toujours de la bonne direction à prendre.

Malgré les affiches bien claires, la clientèle de l’endroit semble un peu indisciplinée: les chiens ne sont pas tenus en laisse et les marcheurs et raquetteurs prennent toute la largeur des sentiers mixtes ainsi que la permission de circuler dans les sentiers réservés au ski de fond. Résultat: des traces défoncées, voire complètement effacées. Ajoutez à ça les côtes pas tracées et le ratio de traçage efficace diminue beaucoup!

L’environnement en soi est charmant. On longe la rivière, les arbres (majoritairement des feuillus) sont matures, la lumière y était belle lors de notre passage, bref, l’endroit a de quoi plaire aux amateurs de nature! Par contre, difficile de s’attarder au paysage lorsqu’on doit négocier des virages serrés -on déborde inévitablement des traces… les skis ne plient malheureusement pas sur le sens de la largeur!

L’endroit a beaucoup de potentiel mais les sentiers gagneraient à être élargis pour permettre une circulation plus fluide des multiples usagers, ou une séparation plus claire des types de sentiers. Lors de notre passage, deux des petites boucles indiquées « Ski de fond » sur la carte n’étaient pas tracées. L’une d’elles avait été visitée par des raquetteurs, l’autre par un aventurier de la glisse plus courageux que nous. Somme toute, le Bois Robert est un fort joli coin mais il y a encore matière à amélioration pour le ski de fond!

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

Vous avez aimé lire cette chronique? Dites-le nous dans les commentaires ci-bas! On aime ça vous lire aussi!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.