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Catamount Trail section #31, 22 novembre 2018

Les Américains ont été plus que choyés dans les derniers jours avec des accumulations significatives particulièrement au nord du Vermont dans la région de Jay Peak. Mon fil de nouvelles Facebook n’arrêtait pas de m’envoyer des messages subliminaux ces derniers jours. Il m’a donc été impossible de ne pas succomber à l’appel d’une randonnée en solo (sociabilité restreinte oblige) sur la mythique section #31 de la Catamount Trail. Ce petit bijoux vermontois arpente le Vermont sur toute sa longueur. Bien entretenu sur toute sa longueur, ce sentier unique permet la pratique du ski de fond nordique tôt, particulièrement dans la section #31 grâce au Jay Cloud. 

La première section qui s’étend de la frontière canado-américaine est relativement sans relief. Étant amateur de sensation forte, j’ai plutôt choisi de débuter mon périple à partir du « Jay Country Store » sur la route 242. Bien que la neige soit plus présente au Vermont que dans les Laurentides, les premiers kilomètres du sentier sont encore difficilement praticables. Le tracé du sentier passe par plusieurs lignes d’eau et le sol n’est pas encore tout à fait gelé. De l’eau était présente à plusieurs endroits et l’élévation n’est pas encore assez significative pour faire la différence. Au terme de mon avant-midi, j’ai dû rebrousser chemin après avoir ouvert le sentier dans une neige plutôt dure et tapée par les vents. 

Après avoir refait mes forces à la cantine du « Jay Country Store » j’ai décidé d’allonger ma sortie en parcourant quelques kilomètres additionnels sur la route 242. Une fois dépassé la station de ski, un petit stationement permet de ralier la « Long Trail » et la « Catamount Trail ». Deux autos étaient présentes lors de mon arrivée tardive. Comme le sentier avait été tapé de côté de Big Jay par mes prédécesseurs, j’ai décidé d’attaquer ce flanc de la montagne. La couverture neigeuse avait doublé en l’espace de quelques km. C’est pas moins de 60 cm de neige légère qui m’attendait à l’entrée du sentier dans le stationnement à 2300 pieds d’altitude. 

Étant seulement équipé de mes skis de fond à écaille sans peau d’ascension, j’ai dû abdiquer ma quête du sommet en cours d’ascension. Comme le couvert forestier est relativement dense, j’ai été en mesure de redescendre en enfilant quelques virages télémark dans la forêt avant de rejoindre la route. Comme il était encore tôt, j’ai décidé de tenter ma chance du côté de Gilpin (de l’autre côté de la route).

Bien que Gilpin soit beaucoup plus modeste que son voisin, l’ascension vers le sommet se fait beaucoup plus en douceur. La forêt de bouleaux matures majoritairement orientés vers le nord en fait une place de prédilection pour les skieurs de fond hors-piste. Les randonneurs alpins n’y trouveront probablement pas leurs comptes ici. L’inclinaison est modérée et le dénivelé moins imposant. Il m’a toutefois été possible de savourer de virages qui resteront gravés dans ma mémoire pour longtemps. Les obstacles naturels sont à peine perceptibles grâce à limpressionnante base. 

L’hiver semble avoir pris sa place pour le reste de la saison au Vermont. Je vais devoir retourner voir ce petit bijou de plus près dans un avenir rapproché! 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.