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Combo Gilpin + Jay, 21 avril 2019

Bon an mal an, la région de Jay Peak reçoit une quantité phénoménale de neige et cette année ne fait pas exception à la règle. Selon le site web de la station, ce n’est pas moins de 10 mètres (oui oui vous avez bien lu) qui s’est abattu sur ce haut sommet du Vermont. Ayant délaissé quelque peu mes skis de fond hors-piste cette saison, les options de ski de fond classique pour le long congé Pascale était plutôt limité. J’en ai donc profité pour aller faire une tour du côté des Américains pour me délier les jambes.

Afin d’allonger au maximum la saison, deux éléments non-négligeables doivent être pris en considération afin de s’assurer de conditions gagnantes. Ce n’est pas un secret pour personne, l’élévation est un facteur clé dans les accumulations de neige. Un 30 centimètres de neige se transforme souvent en 60 centimètres en haute altitude. Un autre facteur souvent négligé est l’orientation du versant qu’on ski, les versants nord conservent leurs neiges et leurs conditions beaucoup plus longtemps que les versants sud.

Gilpin, partie 1:

L‘entrée pour les sentiers de Gilpin et Big Jay se font du même stationnement chacun de leurs côtés de la route 242. Tout au long du voyage vers le Vermont, le gazon était roi. Aucune trace de neige (ou presque), même une fois rendu au State Side, j’avais de sérieux doutes sur la présence de la neige en montagne. Le stationnement complétement vide à augmenté quelque peu mon niveau de stress ; avais-je fait le voyage pour rien ? Clairsemé de terre et de roche, le départ du sentier de Big Jay, de l’autre côté de la rue avait l’air bien peu invitant ce matin. Le sentier de Gilpin quant à lui est beaucoup moins exposé au soleil semblait un peu mieux. Mes doutes se sont vite dissipés après quelques mètres d’ascension ; la neige aura tenu le coup le temps d’une dernière sortie au Vermont. Peu fréquenté, ce secteur demande une certaine connaissance des lieux ; aucune signalisation y est présente et les entrées pour l’ascension peuvent être difficiles à trouver à ce temps-ci de l’année.

La montée vers le sommet de Gilpin se fait tranquillement dans une forêt mature clairsemée. J’ai jamais vraiment su si ce secteur avait reçu l’aide de quelques coups de sécateurs, mais l’étendue du territoire porte à croire que ce lieu est majoritairement naturel. Beaucoup moins fréquenté que sa voisine, probablement en raison de sa faible inclinaison, ce petit paradis est parfait pour les débutants ou intermédiaires ou pour les fondeurs hors-piste aguerris.

 

Avec son sommet culminant à un peu plus de 900 mètres d’altitude, c’est environ +/- 250 mètres de dénivelé qui nous attend pour le dessert après avoir franchi les deux kilomètres pour se rendre au sommet. Pas moins de 150 centimètres de neige (plutôt sale) recouvrent encore le sol au sommet. La neige est par contre très molle, principalement dû aux averses abondantes de la veille. C’était plutôt difficile de manœuvrer dans ce genre de neige lors de la descente, particulièrement à ski de fond… Malgré tout, le jeu en valait la chandelle ; une balade en t-shirt sous un soleil radieux n’est jamais désagréable.

Jay Peak resort, partie 2:

Étant resté sur mon appétit, j’ai décidé de poursuivre l’aventure et d’enfiler un combo montée-descente à partir du State Side. La couverture de neige varie énormément du côté de Jay Peak; le secteur du Jet affiche une couverture complète même dans les sous-bois tandis que le secteur du Tram à plus de difficulté à se faire désirer. Après une ascension plutôt soutenue vers le Tram, j’ai rallié le sommet en un peu moins de 45 minutes. Beaucoup de gens semblaient avoir fait faux bond aux festivités pour profiter de la magnifique journée. Le secteur du Jet n’aura aucun mal à tenir jusqu’en mai ; il ne devrait pas y avoir de problème de neige pour offrir du ski avec remontée mécanique jusqu’au 5 mai.

Pour ma part, je devrais ressortir mes skis encore pour deux semaines dans le nord des Laurentides avant de devoir me retourner vers les neiges du mont Washington.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.