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Comme une odeur d’hiver à St-Sauveur – 9 décembre 2017

Quand on se demande où aller skier en début de saison dans la région de Montréal, le Sommet St-Sauveur demeure toujours une valeur sûre à distance raisonnable de la métropole. Bien que le nombre de stations ouvertes augmente tranquillement, le nombre de pentes demeure assez limité. Toujours un peu en avance sur les autres, St-Sauveur commence à offrir une variété intéressante pour se délier les jambes durant quelques heures. C’est donc vers cette destination que je me dirige ce matin.

Ça commence à sentir l’hiver, avec des températures demeurant sous le point de congélation. J’adore la sensation de l’air froid qui nous prend aux joues lors d’une descente. Au bas de la remontée l’étoile, non loin du chalet principal, un canon crache sans cesse son or blanc, nous donnant l’impression de traverser un blizzard pendant quelques secondes. Avec un peu d’imagination, bien entendu.

Les futurs artistes de la glisse sont nombreux sur les pentes aujourd’hui. Petits moussaillons en apprentissage, émules d’Éric Guay tentant de retrancher les dixièmes de seconde, et curieux d’un jour en session privée se côtoient dans un joyeux chaos qui se fait relativement sans heurt.

La Dévaleuse porte bien son nom, car aujourd’hui elle se laisse vraiment dévaler. Nous sommes d’ailleurs plusieurs à en profiter car les conditions y sont très bonnes, considérant la semaine météo en dents de scie que nous avons eu. C’était ma pente préférée de la journée. Ajoutez à cela l’odeur provenant des chalets qui bordent le bas de la pente, et c’est un aperçu du bonheur.

Du côté du versant Avila, qui est maintenant ouvert, c’était un peu plus difficile dans l’Express Est. Les équipes de compétitions s’y entraînent en grand nombre et les plaques durcies, voire glacées, sont nombreuses. J’y fais 2 descentes et je la laisse ensuite aux champions du futur qui testent leurs carres bien affûtées (je l’espère pour eux), sous le regard des entraîneurs motivés.

Finalement, je rends les armes vers l’heure du lunch, avec 3 heures de ski bien agréables dans les jambes. Le fond durci est apparu un peu partout, ce qui n’est pas une mauvaise chose car ça me rappelle que je roule encore sur l’entretien de l’hiver dernier, et qu’après 3 sorties cette saison, mes planches sont dûs pour une remise à neuf! Je les laisse donc à l’atelier sur le chemin du retour, en rêvant déjà à ma prochaine destination.

Bon ski à tous, profitez de l’hiver!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Alexandre Beaumont
Alexandre aime skier sur tous les types de terrains, que ce soit les pistes damées, les sous-bois ou les bosses. Skieur à son jeune âge, il est retombé sur les planches il y a 5 ans après une longue pause. Sa devise: tant qu'il y a de la neige, il y a de l'espoir!