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Conditions divines à l’abbaye d’Oka, 10 février 2020

Alléluia! Cet après-midi, j’ai fait des virages dans de la «poudreuse champagne» qui me montait presque jusqu’aux genoux !

C’était aux Sentiers de l’abbaye d’Oka, un endroit surtout fréquenté par les raquetteurs et les amateurs de vélos à gros pneus.

Mais en vérité je vous le dis : on peut faire du très bon ski sur le terrain de l’ancienne abbaye qui abrite maintenant une auberge et un bistro.

C’est que, Dieu merci, on trouve près de l’abbaye une modeste colline qui devient un petit paradis du ski quand elle est recouverte d’une bonne couche de neige nouvelle comme c’était le cas aujourd’hui.

Haute d’à peine 110 mètres, la colline n’offre qu’une soixantaine de mètres de dénivelé… mais je lui pardonne ce péché pour deux raisons. D’une part, elle est littéralement quadrillée de sentiers plutôt agréables à skier quand on réussit à battre de vitesse les raquetteurs et les cyclistes après une bordée ; et d’autre part, les feuillus qui y poussent sont très clairsemés.

Monter par un sentier

Et descendre parmis les arbres

Aujourd’hui, par exemple, j’ai surtout utiliser les sentiers pour monter dans la colline. Pour descendre, je m’improvisais des trajets à travers bois en slalomant parmi les arbres et les ondulations naturelles du terrain.

Bien sûr, une soixantaine de mètres de dénivelé, ça passe vite… mais ça se remonte vite aussi. J’ai dû faire une dizaine de montées et descentes dans mon après-midi de ski.

J’ai dévalé tous les versants de la colline, mais c’est du côté sud-ouest que j’ai vécu mes meilleurs moments. La descente est plus longue et graduelle dans cette direction.

Il faut dire que les conditions étaient divines aujourd’hui. Grosse neige, soleil, mercure près de zéro, pas un souffle de vent… Bref, j’ai été béni !

C’est la façon de skier cette colline à mon avis. Il faut y aller pendant ou tout de suite après une bonne accumulation, idéalement un jour de semaine, avec des skis assez larges pour faire du hors-piste ou même en ski-raquette. Sinon on risque de se heurter à beaucoup de traces de raquettes et à des sentiers de vélos damés à la motoneige.

L’entrée du secteur sud où se trouve la colline où j’ai passé la journée.

Au bas de la colline, côté nord, on trouve un bosquet de conifères qui vaut le détour. Une vraie cathédrale!

Vous trouvez peut-être que je fais une montagne avec une malheureuse petite colline. C’est mon biais montréalais qui parle.

Comme faire ce genre de ski sauvage est interdit sur le mont Royal, la colline de l’abbaye d’Oka est le «spot à poudreuse» le plus près de chez moi à Lachine. D’où ma ferveur à son égard.

Je ne suis pas seul membre de cette communauté. En fin d’après-midi, j’ai rencontré un gars du coin en ski de randonnée alpine et en peaux d’ascension. Habitué de Tremblant, il était là pour faire quelques descentes après sa journée de travail.

Quand on voue un culte à la neige vierge…

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.