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De Stoneham aux Olympiques – 20 janvier 2018

Bon, le titre peut paraître pompeux. Surtout qu’il concerne Éli, cinq ans, qui en est à sa première année sur les planches. L’ambition n’est pas un défaut. Je me dis qu’Érik Guay et Marie-Michèle Gagnon n’ont pas commencé à Garmisch-Partenkirchen—faute de pouvoir le prononcer, on l’écrit. Comme Éli, ils ont fait leur première descente dans une piste-école.

Et c’est là que je me suis rendu samedi pour amorcer la journée à Stoneham, question de voir comment progresse la relève. J’avais donné rendez-vous à ma filleule, Marie-Christine. Elle était avec Flavie, la nouveauté 2018, et Frédéric, le papa.

Éli ne s’en formalisera pas puisqu’il ne lira jamais cette chronique, mais on est encore loin d’une participation à Vancouver 2034, même d’une finale régionale de Skibec. Par contre, il a de l’attitude. Sa devise: «sourire, pointe de tarte, concentration et au moins quatre descentes». En langage adulte, On pourrait traduire par plaisir, technique, effort et persévérance.

Est-ce assez pour se rendre aux Olympiques? On s’en fout. L’important, c’est de s’amuser et de transmettre son savoir. C’est ce que fait Frédéric. Sa devise: patience. Les parents qui s’engagent dans cette voie doivent en avoir, ne serait-ce que pour habiller et équiper les tout-petits. Marie me racontait qu’Éli en avait marre la première fois du seul fait de marcher avec les bottes du chalet à la pente-école. C’est tout dire.

J’ai été surpris de constater qu’ils étaient nombreux, samedi, à consacrer de leur temps pour partager leur passion du ski. Tant mieux. D’autant plus que la température était douce et les conditions dans l’ensemble, très bonnes.

Après cet interlude, j’ai moi-même enfilé les skis pour quelques descentes qui devaient être, au départ, bien peinardes. Il y a des jours comme ça. Après quelques pistes dans les montagnes un et deux, je me suis dirigé vers la montagne quatre, une première cette saison.

C’est là que se trouvait le «wow» de la journée. Après un détour dans La Marquis (42) en solidarité avec le ligament croisé antérieur de Philippe Marquis, j’ai descendu mes premiers sous-bois. La Chute et la JP Auclair étaient fabuleuses.

Entendons-nous. Ceux qui cherchaient un couvert neigeux parfait n’étaient pas les bienvenus. C’était pluôt le festival de la signalisation jaune: «Endroits à découverts», «Plaques glacées», «Experts seulement».

L’avantage d’aimer plusieurs surfaces est qu’on trouve du plaisir, peu importe les conditions. Il y a toujours un challenge technique enivrant à éviter les pièges des sous-bois. Quelle satisfaction d’arriver en bas sans avoir égratigné la base du ski.

Il reste que la pluie abondante de la semaine dernière a laissé ses traces. Dans les circonstances, l’équipe d’entretien a relevé le défi d’offrir un domaine skiable satisfaisant.

Ceux qui n’en sont pas à leur première lecture d’une de mes chroniques savent que le ski sans l’après-ski ce n’est pas du ski. Je me suis donc dirigé au bar pour boire une pinte, me félicitant de ne pas avoir égratigné la base de mes skis. On est pompeux, jusqu’à la fin! Cheers, bon ski!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Néron
"Bosses, sous-bois, poudreuse." L’hiver venu, Jean-François répète ces mots comme un mantra. Il aime chasser la tempête pour profiter de conditions optimales. Son plaisir est doublé lorsqu’il dévale les pentes entre amis ou rencontre les “habitués” d’une station, question de découvrir des secteurs moins fréquentés.