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Dossier « Hors-piste »: introduction aux différents types d’activités

15 septembre 2015 | Chronique, par Lucile Drouineau
Photos C. Gobeil, G. Larivière, M-A Brissette, S. St-Arnaud

La plupart des skieurs ont une vague idée de ce qu’est le ski hors-piste; mais à moins d’y avoir été initié, cette discipline ancestrale reste méconnue. Sa popularité croissante des dernières années justifie donc le présent article, histoire de dresser un meilleur portrait de la question. D’emblée, un consensus existe pour dire que le «ski hors-piste» réunit l’ensemble des activités de glisse qui ne se pratiquent pas dans une station de ski en opération. Cela inclut l’ensemble des activités en terrains non balisés, comme par exemple les secteurs voisins des pistes officielles en station, jusqu’aux montagnes de plus de 1000 mètres.

01-sidecountryLe ski hors-piste dit « side country » est accessible par les stations de ski en opération; le terrain pratiqué est en lisière des pistes balisées par le domaine skiable régulier. Le terrain demeure très peu voire non-aménagé. Bien que certaines stations fassent exception à la règle, la plupart de ces secteurs ne sont pas patrouillés. Dans tous les cas, s’y aventurer demeure aux risques et périls des skieurs qui s’y rendent. Ce type de terrain requiert habituellement une approche et un retour à la station qui s’effectue en empruntant un sentier, peu importe le moyen employé: peaux de phoque, raquettes ou simplement à la marche. Le « side country » est idéal pour ceux qui désirent  s’initier au hors-piste car dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire de disposer d’équipement spécialisé. De plus en plus  au Québec, des stations de ski offrent des services de guides et des remontées en catski ou en motoneige afin de répondre à la soif d’aventure de leur clientèle passionnée.

Le ski hors-piste de randonnée, aussi appelé le cross-country, ou rando-ski, est le moyen utilisé par les amateurs de glisse pour se rendre sur les terrains prisés pour leur descentes, et ce, par leurs propres moyens. Le ski de randonnée n’implique à aucun moment d’emprunter des remontées mécaniques. Le rando-ski se pratique en région plus isolée où les conditions frôlent le 100% naturel. On pense par exemple aux parcs régionaux, nationaux ou dans tout autre secteur dont le relief et la végétation le permettent. Parce qu’elles retiennent la neige à l’abri du vent, les forêts matures offrent généralement un terrain très prisé par les amateurs. On peut également compter sur les reliefs très rocheux et pauvres en végétation pour offrir de beaux champs de poudreuse les lendemains de tempêtes. À cause des accès qui s’avèrent plus longs, l’équipement spécialisé mise davantage sur la légèreté et la flexibilité. Les préférences vont vers des skis plus longs et plus larges pour davantage de portance.

03-crosscountrydownhillLe cross-country downhill est un terme souvent utilisé pour décrire la pratique de ski de fond en descente sur terrain non-balisé. Les amateurs se déplacent par leurs propres moyens sur les lieux et pratiquent un terrain dont la pente est souvent beaucoup moins abrupte que pour le ski haute-route. Cette forme de backcountry remonte aux débuts du ski alors que les remontées mécaniques n’avaient pas encore vu le jour. À première vue, cette discipline semble vouée à l’extinction puisque les skis sont souples, dépourvus de carres et n’offrent pratiquement aucun contrôle en descente. Les adeptes chaussent des bottes de cuirs molles reliées aux skis par des fixations 3 “pins” à ressort qui semblent tout droit sorties d’un vieux film de ski des années 1950. Malgré la rareté des adeptes, cette technique survit au fils des ans, réanimée par des fanatiques qu’on aime bien caricaturer avec des cheveux longs et une barbe…

Le ski de haute-route tire son origine de la « route » empruntée par des randonneurs à ski pour rejoindre la station du Mont-Blanc en France et l’autre côté de la frontière Suisse. Ce sont 180 kilomètres qui traversent entre autres des glaciers et qui requièrent de s’équiper de matériel spécialisé. Par endroit, et seulement pour les plus téméraires, le ski haute-route peut donc revêtir des airs d’alpinisme en usant de piolet, de harnais et de cordage. C’est donc  cet itinéraire qui a donné le nom à la discipline de randonnée en haute-montagne. Le ski de haute-route désigne le ski hors-piste pratiqué en haute montagne, là où les pentes sont beaucoup plus abruptes qu’en cross-country et le terrain parfois très difficile incluant la descente de couloir. Dans le nord-est américain, les parcours de 180 kilomètres permettant de relier plusieurs sommets montagneux sont plutôt rares. On retrouve tout de même quelques endroits permettant de faire des expéditions multi-jours reliant plusieurs sommets, notamment en Gaspésie, Côte-Nord ou dans les Adirondacks.

En guise conclusion, il est à propos de rappeler aux adeptes et curieux du hors-piste que cette discipline comporte son lot de dangers et ce, peu importe le terrain où elle est pratiquée. Les skieurs non-initiés ne devraient en aucun cas s’engager seuls, sans information ni compagnie, sur un terrain qui correspond aux différentes descriptions dont fait état cet article. C’est d’ailleurs dans le but de démocratiser la pratique du ski hors-piste que ZoneSki publiera un dossier complet consacré à ce sport, question de démystifier quelques idées… et de piquer votre curiosité!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Lucile Drouineau
Étudiante en marketing à l'Université Laval, Lucile est une mordue des sports de nature. Engagée par ses passions, elle partage un portrait du ski dans tous ses états à la découverte des montagnes du Québec.