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Entraineur: au nom de l’esprit d’équipe

9 octobre 2012 | Entrevue, par Geneviève Larivière
Photo Geneviève Larivière

Lorsque Julien Petit a débuté son parcours de moniteur de ski, il ne se doutait pas qu’il se découvrirait une véritable passion pour l’enseignement. N’ayant pas connu le milieu de la compétition à un niveau junior, il a vite voulu donner la chance aux jeunes de vivre ce qu’il aurait aimé pour lui-même! C’est en partie ce qui explique sa grande implication au sein du Club de ski Bromont en tant qu’entraineur. Portrait d’un coach qui allie le sérieux et le social comme dans un parcours de slalom!

Après avoir passé les deux premiers niveaux de moniteur de ski, Julien a fait le saut vers la formation d’entraineur niveau 1. Il entamera bientôt sa septième année d’entraineur, et sa quatrième saison au niveau compétitif. Depuis ses débuts en tant qu’entraineur, Julien a la chance de suivre le même groupe de compétiteurs: il les a connus alors qu’ils avaient 9-10 ans, et sont maintenant âgés de 15 ans! Après tant d’années, les liens se tissent, et le respect demeure. Pour Julien, c’est un véritable avantage que de pouvoir suivre les mêmes coureurs d’une année à l’autre: la progression et les efforts sont visibles et palpables, sans oublier que la motivation des troupes est toujours plus facile lorsque le coach est apprécié de tous…

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Comment arrive-t-on à gérer des jeunes en pleine adolescence? Julien n’y voit aucun problème. Pour lui, l’important est de rester d’égal à égal avec ses coureurs, d’éviter de tomber dans l’abus de pouvoir et surtout, de stimuler la responsabilité et l’autonomie de ces jeunes adultes en devenir. Bien entendu, les cas de discipline se pointent ici et là, mais Julien garde toujours en tête que le respect appelle le respect. Il faut relativiser, et apprendre à chacun à canaliser son énergie pour tirer le meilleur de chaque individu!

Au Club de ski Bromont, les groupes de coureurs sont mixtes et le ratio fille/garçon est très équilibré. Des pépins d’ados? Il y en a, comme partout! Mais pour Julien, ça fait partie de la dynamique du groupe et contrairement à ce qu’on peut penser, le sexe d’un coureur n’est aucunement garant de son attitude face à la compétition… mais qu’en est-il des parents? Julien Petit met les choses au clair tout de suite: pour certains jeunes, les parents poussent plus que le coureur lui-même, affichant plus de sérieux et de volonté qu’il n’en faudrait… par contre, l’inverse est parfois vrai également: dans les groupes plus jeunes (7-8 ans), il arrive que les parents prennent le club de ski pour une garderie, mais ça ne dure jamais bien longtemps, assure Julien.

Ce qu’il aime le plus de son travail de coach? «C’est même pas une job, pour moi !» L’entrain de sa réponse indique que c’est une véritable passion pour lui. La seule chose qui met parfois une ombre au tableau de Julien, qui semble si partait: la météo! Un entrainement par une mauvaise journée est très démotivant et beaucoup moins rentable côté énergie. Les skis qui mordent trop ou pas assez, la visibilité changeante, le froid, l’humidité… Sous la mince combinaison de coureur, l’humain subit les affres de la mauvaise météo, et sa motivation en fait les frais!

C’est là qu’on reconnait les vrais, sera-t-on tenté de conclure: malgré la douleur, les risques de blessure, les froids mordants et les résultats pas toujours satisfaisants, les coureurs et leurs entraineurs continuent à dévaler les pistes pour se dépasser. Julien Petit fait partie de ces humains qui tentent de donner les meilleurs outils à d’autres humains, pour que tous en sortent grandis… Julien, on te souhaite une bonne saison, et surtout, la santé! 

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Pour plus d’informations sur le milieu des cours de ski, consultez l’excellent article d’Alexandre Marcoux, pour mieux vous y retrouver!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.