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Expérience Mont Alta, 2 mars 2019

La vie appartient aux lève-tôt

J’arrive dans le stationnement à 8:00. Je suis seul. J’en suis heureux car les conditions sont excellentes et la montagne m’appartient. Les vents très forts et soutenus de cette semaine combinés à l’action des rayons solaires ont transformé la neige en surface, surtout près du sommet. Cela n’est absolument pas problématique. La température monte rapidement malgré l’absence de soleil. Côté vent, c’est 4-5 km/h maximum au sommet.

Ah! Comme la neige a neigé

La neige est légère et d’une profondeur d’environ 15 à 25 cm dépendamment de la manière dont le vent l’a accumulée. Dans les virages on sent une certaine résistance due à la neige compacte. Je trouve des poches de neige très profondes, alors qu’en d’autres endroits c’est mince. Mince de neige fraîche, mais encore très loin du fond. Parce que de la neige, il y en a une quantité impressionnante! Dans les sous-bois, le sol est tout en courbes et rondeurs. Les obstacles naturels près du sol sont profondément enfouis depuis plusieurs mois. Et ça continuera dans les semaines à venir.

Trace qui veut

La montagne a été peu skiée depuis les dernières précipitations. Je trace et re-trace toute la journée. Expérience Mont Alta est bel et bien une station hybride. On y skie dans des pistes sans entretien mais il s’agit quand même de pistes; le tracé est très défini et il n’y a pas d’arbres. Par contre, les sous-bois vont de serrés à ouverts. Bien sûr, c’est en peaux d’ascension et à la sueur de mon front que je gagne mes virages. Le sport est clairement en forte hausse de popularité. Certaines journées, la montagne est assaillie par les skieurs et planchistes. Pas aujourd’hui.

Victime de son succès?

Il me semble que l’augmentation de la fréquentation de la montagne devient visible autrement que par les traces de ski. Ça me tracasse un peu. Des chiens courent librement; leurs crottes sont parfois visibles dans les sentiers d’ascension. Leurs traces d’urine, omniprésentes. De plus, le silence devient une denrée rare même dans des recoins qui devraient être autrement plus sereins. Jappements de chiens, conversations à voix tonitruantes, quelques débris ici et là… Que dire du stationnement chaotique des véhicules les jours de grande fréquentation? La palme revient aujourd’hui au skieur qui a laissé son cellulaire jouer de la musique dans l’abri au foyer et dans les montées. J’ai été trop subtile dans mon commentaire, il n’a pas compris que ça me dérangeait. Vivre et laisser vivre, que je me suis dit. Mais ça m’a quand même « gossé ». C’est les oiseaux que je voulais entendre…

Malgré ces petits inconvénients, la montagne est un lieu superbe et facilement accessible pour s’initier au hors-piste.

P.S: Il faut être membre pour accéder au domaine skiable. Respectez la consigne svp: pas de passe, pas d’accès!

 

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.