VOS SPORTS:
Publication partenaire

Fin de semaine de filles en hors-piste, yes sir! – 17 février 2019

Dimanche dernier, j’ai eu la chance d’accompagner, à titre de patrouilleur, un groupe de skieuses dans mon terrain de jeu préféré :le Parc régional du Massif du sud. Les invitées : 18 « Chèvres des montagnes » qui en étaient à leur dernière journée d’un week-end de découverte en ski hors-piste.

Dès le premier contact, j’ai été séduite par l’énergie de ces dames. L’intensité des sourires en disait long sur leur niveau de satisfaction de leur activité. Je me permets ainsi, dans cette chronique, de ne pas détailler les conditions de neige (qui étaient hallucinantes avec 50 cm de pow fraîche!).

Non! J’ai le goût d’aborder le côté social de ce sport, qui gagne rapidement en popularité, mais qui mérite encore d’être démocratisé auprès de la gent féminine.

Essayer sans se sentir poche (ou pire… jugée)
Les Chèvres de montagne est une communauté de filles en plein air qui organisent des sorties d’une journée, de fin de semaine ou même des séjours à l’étranger. Cinquante par année, pour être exacte, en ski hors-piste, oui, mais aussi en fatbike, en escalade de glace, en vélo de montagne… Vous voyez le topo.

« Au-delà de l’événement, nous souhaitons offrir des bons conseils, l’équipement nécessaire à la pratique d’un sport plus technique, fournir des coachs spécialisés, faire sentir les filles en confiance et en sécurité pour qu’elles puissent pousser leurs limites sans craindre de se faire juger », explique Pascale Vézina-Rioux, directrice des Chèvres de montagne.

Marie-Ève, une des participantes à l’événement, remarque que « pour plusieurs filles, les conditions changeantes et la préparation aux sorties sont un frein à la pratique du hors-piste. Les Chèvres de Montagne rendent ce sport accessible à toutes. Pour moi, le ski hors-piste me permet de dépasser mes limites physiques et mentales.» Pour plusieurs, c’est aussi l’occasion de se faire un réseau d’amies qui partagent le même intérêt pour le plein air.

Au final, c’est entre 600 et 800 participantes chaque année participent aux activités organisées principalement en Estrie, à Québec, dans les Laurentides et en Mauricie. C’est donc dire que le besoin de se regrouper pour pratiquer des sports entre les filles est bel et bien une réalité.

Et puis, votre séjour au parc du Massif du sud ?
« Ce que l’on souhaite, c’est créer un moment magique, que tout soit parfait : un lieu enchanteur, de la bonne bouffe, une ambiance sympa », résume Pascale.

Pour le lieu enchanteur, le parc a de quoi scorer fort. Pour Marie-Ève, c’était une première visite. « Belle découverte! À notre arrivée au parc, la préposée à l’accueil nous a remis notre traîneau afin de transporter notre équipement jusqu’aux hébergements. Le plaisir était déjà au rendez-vous : 900 mètres à parcourir à la lampe frontale dans une tempête de neige. Nous avons bien ri. À notre arrivée dans le secteur Desjardins, de voir tous les PODs éclairés enfouis sous la neige, c’était magnifique. J’ai adoré ce type d’hébergement, très original, bien équipé, chaleureux et accessible. C’est tout près des secteurs de ski hors-piste, c’est idéal pour revenir se réchauffer à mi-journée avec une bonne soupe et chocolat chaud. »

Pour la bouffe et l’ambiance, Pascale veille au grain avec l’aide de ses acolytes. Avec une aisance naturelle, elle voit au confort de toutes, de la conversation lors de l’apéro aux technicalités de ski en passant par les collations. « Pour nos invitées, c’est clé en main. Tous les repas et collations sont préparés maison par une nutritionniste pour l’occasion, en tenant compte des besoins énergétiques. Nous fournissons les équipements si nécessaires et avons même des petits cadeaux pour les filles », rigole-t-elle.

Une belle grosse fatigue d’après-dehors
Côté ski, la fin de semaine est chargée avec 2 jours intenses dans le secteur de la forêt ancienne et ses 50 cm de poudreuse. Pour plusieurs, 4 remontées le samedi sous un ciel gris, mais une météo clémente, et 3 le dimanche, sous un soleil radieux, mais plutôt froid.

Même la deuxième journée, il y avait encore place à trouver des pistes vierges. « On ne pouvait pas espérer mieux, affirme Marie-Ève. Quant à moi, tout le monde, débutant ou avancé, va avoir du plaisir à venir skier dans ce secteur. »

Pascale est satisfaite, les filles sont fatiguées, les cuisses sont lourdes, mais la satisfaction est dans le piton. « C’est tellement intense, les fins de semaine se terminent toujours sur un méchant high », résume Pascale.

Je laisse les mots de la fin à Marie-Ève pour résumer les faits marquants de cette fin de semaine :

  • beaucoup d’entraide entre les Chèvres;
  • des filles exceptionnelles, des fous rires et beaucoup de plaisir;
  • du dépassement de ses limites dans la pratique du ski hors-piste et nouvelles techniques de ski;
  • des organisatrices et des guides extraordinaires qui partagent leur passion pour le ski.
Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Marie-Christine Daignault
Courailleuse de trails de vélo de montagne et de ski hors-piste, découvreuse de bière et de bouffe, faiseuse de défis sportifs et essayeuse de premières fois. Pour Marie-Christine, la vie est une belle aventure à partager!