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Fleur de Lys et Rapide Blanc, awingahan! 1 mars 2020

J’ai pensé à la célèbre chanson d’Oscar Thiffault  aujourd’hui en skiant pour la première fois sur le sentier Rapide Blanc.J’ai fait ça en mettant à exécution une idée que je mijotais depuis longtemps : partir en randonnée depuis le chemin du Moulin à Sainte-Adèle.

Partageant le même tracé dans ce coin-là, les sentiers Fleur de Lys et CCC croisent le chemin du Moulin pas loin du lac Bouthilier. Il n’y a pas de point d’accès officiel à cet endroit, mais j’ai laissé mon auto sur la rue Des Chutes et j’ai la Fleur de Lys en direction ouest.

Près du chemin du Moulin, la Fleur de Lys serpente dans une forêt de conifères assez dense pour effrayer un claustrophobe; puis elle longe la rivière aux Mulets en passant par une zone marécageuse où on peut admirer les environs.

Ce n’est pas la neige fraîche qui manquait aujourd’hui dans les Laurentides.

Le regard porte loin au bord de la rivière aux Mulets.

Après ça, c’est à nouveau la forêt dense et on avance en terrain presque plat jusqu’à l’intersection où le sentier Rapide Blanc rejoint la piste Fleur de Lys.

Le Rapide Blanc était mon objectif de la journée pour une raison topographique : quand on l’emprunte à partir de la Fleur de Lys, on monte et descend une grosse colline où il faut composer avec environ 90 mètres de dénivelé.

Même si elle loin en forêt, cette section du sentier était déjà «damée durcie» par des skieurs après la tempête de cette semaine. Ça m’a facilité la vie en montée… mais en descente, il a fallu que je louvoie entre les arbres pour trouver de la neige vierge où faire des virages télémark.

Le sentier Rapide Blanc dans toute sa blancheur…

Une belle descente qui était déjà tracé solide lors de mon passage.

De l’autre côté de la colline, je me suis retrouvé sur le réseau de ski nordique de Morin-Heights; et j’ai continué encore un peu sur le sentier Rapide Blanc pour monter et descendre une autre colline avant de repartir par où j’étais venu.

Je m’attendais à beaucoup m’amuser en redescendant le flanc nord-est de la grosse colline… mais sur mes gros skis, c’était plutôt tranquille. La descente se fait par palier et la pente n’est jamais très importante.

N’empêche, on fait dans ce coin-là de l’excellent ski nordique complètement à l’écart de la civilisation.

Pour la petite histoire, je termine en vous disant que le vrai «Rapide Blanc» est situé sur la rivière Saint-Maurice au nord de La Tuque. On y a construit un barrage et un joli village pour travailleurs dans les années 30. Le village a été fermé dans les années 60, mais Oscar Thiffault l’avait déjà immortalisé en 1954, dans une chanson où la femme d’un travailleur exilé au Rapide Blanc ne repousse pas les avances d’un entreprenant visiteur…

Ah ben embrassez-moé ben hardiement!
Mon mari est au Rapide Blanc! 
Y’a des hommes de rien qui m’embrassent, qui m’embrassent
Y’a des hommes de rien qui m’embrassent pis ça m’fait rien! 
Awingahan! 

J’espère juste qu’aucun homme n’a embrassé ma femme ben hardiment pendant que j’étais au Rapide Blanc!

J’ai fait ma meilleure descente de la journée en m’improvisant ce trajet hors-piste.

On sait qu’on est sur piste «vintage» quand on croise ce genre de balise.

Au diable la superstition: la Fleur de Lys a déjà porté le numéro 13.

Le secteur où j’ai fait ma randonnée.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.