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Forêt Montmorency, 25 octobre 2019

Le moment que vous attendiez tous avec impatience est enfin arrivé! La saison de ski (de fond) a pris son envol ce matin, 25 octobre aux alentours de 7h30, à la forêt Montmorency, à environ 45 minutes au nord de Québec sur la route 175.

Plus grande forêt d’enseignement et de recherche au monde, la mission première de la fôret Montmorency sont ses activités d’enseignement et de recherche dans le domaine de la foresterie. Heureusement pour les sportifs, le site totalisant 397 km2 est aussi ouvert aux mordus de plein air et propose plusieurs activités (pêche, randonnée pédestre, raquette et bien sûr le ski de fond).

Le mois d’Octobre 2019 n’a pas été particulièrement froid et rien ne laissait présager un départ hâtif de la saison de ski. Mis à part quelques tests de canons très marginaux; aucune montagne n’a encore réussi à fabriquer assez de neige pour laisser présager une ouverture. C’est ici que l’équipe de la forêt Montmorency se démarque par son ingéniosité. Contrairement au centre de ski alpin, la mise en place de la glisse Boréale, un anneau d’environ 2.5km qui parcours les abord du pavillon principal et du lac Piché, ne repose pas sur la fabrication de neige en début de saison. La quantité d’énergie nécessaire pour produire de la neige est directement reliée à la température extérieure. Inutile de vous dire qu’il est beaucoup plus facile de produire de la neige à-20 celcius en hiver qu’à -2 celcius en automne.

Ici on actionne les canons lors des froids Sibériens de janvier et février et on produit littéralement des montagnes de neige artificielle. Ces immenses tas de neige sont ensuite recouvert au printemps de copeaux de bois qui agissent à titre d’isolant. La neige est par la suite conservée tout l’été et puis étendue par de la machinerie à la fin du mois d’octobre suivant.

Excellent vidéo de la part du quotidien Le Soleil:

Bien que très imaginative d’un point de vue efficacité énergitique, la démarche requiert tout de même un certain nombre de carburant fossile pour sa mise en place. Malgré tout, l’activité est carboneutre, grâce notamment à l’aménagement forestiers de la forêt Montmorency qui sert de puit de carbone et qui permet d’absorber, en moyenne, 13 945 tonnes de CO2 équivalent par année.

La journée a débuté timidement ce matin, j’étais le seul fondeur en piste lors de l’ouverture de l’Anneau aux alentours de 7h45. J’ai été vite rejoint par plusieurs athlètes affiliés de haut niveau. Beaucoup d’ontariens provenant principalement du circuit universitaire, quelques athlètes de l’université Laval et une poignée d’amateurs de haut calibre s’étaient donnée rendez-vous pour débuter leurs saisons en force.

La piste d’environ 2.5 km est bien aménagée et procure des défis à tous les niveaux. Tous les éléments auxquels peut s’attendre un fondeur sont présents; montées soutenues, descentes rapides, virages serrés et faux-plats. La couverture neigeuse est impressionnante. La production et conservation de la neige a été bonne cette année si on se fit au bon mètre de neige qui recouvre les sentiers. Les conditions sont très bonnes pour un début de saison, le 17,61$+tx de coût d’entrée en vaut largement le coût. De plus, le fond a été bien compacté et la surface ferme permet un bon transfert de puissance en patin et les sillons de classique sont rectilignes et d’une bonne profondeur. La texture de la neige est similaire à ce qu’on retrouve au début de printemps; une neige légèrement humide qui n’a pas encore été transformée. Le seul bémol de la journée fut le relief inégal de certaines sections de la piste en début de journée. L’affluence répétée des skieurs a quelque peu corrigé ce problème en cours de journée. Évidemment, ces reliefs disparaitront par eux même suite aux resurfaces successives de la piste.

D’ici l’arrivée des premiers flocons de neige naturelle, nous devrions voir d’autres ouvertures sur neige artificielle dans les prochains jours. Nakkertok nordique et la boucle des fondeurs à Morin Heights devraient ouvrir dans quelques jours si la température le permet.   

Est-ce que vos skis sont cirés et prêts pour votre première sortie?

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.