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À l’essai: les gants chauffants Racer Connectic F

17 janvier 2019 | Revue d'équipement, par Geneviève Larivière
Photos Geneviève Larivière

Au fil de mes années en ski, comme la plupart des skieurs, j’ai expérimenté une très vaste étendue de conditions climatiques. On a chaud, on a froid, l’humidité, le soleil, la neige, le grésil, le vent… bref, il faut être équipé pour faire face à tout ça. J’ai rapidement choisi mes combats et loin dans la liste de mes priorités, mes mains attendaient leur tour, bien patiemment. Ceux qui me connaissent savent que j’ai longtemps patrouillé, armée de mes gants rafistolés au duct tape et que la taille de mes mains, grandes pour une femme, m’a souvent posé problème lorsque venait le moment de choisir un gant… parce qu’il s’agit bien de ça: je suis une fille à gants, pas à mitaines! En janvier 2018, j’ai essayé des gants chauffants pour la première fois de ma carrière de skieuse. Mais grands dieux, pourquoi ai-je attendu si longtemps!? Bienvenue dans ma vie, confort!

J’ai été séduite par les gants Racer dès que je les ai enfilés. Nous avons déjà parlé de la marque ici, ce texte parle de mon essai personnel! À l’inspection visuelle, on voit les signes d’une facture de grande qualité. Coutures solides, matériaux durables, cuir véritable. Immédiatement confortables, on sent nos mains au chaud sans démarrer le système de chauffage. La taille est parfaite pour mes grandes paluches et le mouvement des doigts n’est pas gêné outre-mesure par l’épaisseur du matériel: on empoigne facilement les bâtons de ski et on manipule aisément les lunettes de ski sur le casque. La large entrée au poignet ainsi que le bouton de contrôle du chauffage (facilement activé alors qu’on porte les gants justement!) sont conçus pour qu’on porte le gant par-dessus le bout de la manche du manteau, ce qui pourrait être un bémol pour certains skieurs habitués à enfiler gants ou mitaines sous la manche. Pour ma part, ça ne m’a aucunement rebuté, le bout du gant monte assez haut à la manche (mi-longueur de mon avant-bras) pour éviter que le vent ou la neige ne s’infiltre.

Note sur le nouveau modèle Connectic 3: le bouton de contrôle est situé sur le dessus de la main plutôt que sur la partie manchon, qui est lui-même redessiné et a diminué en taille, ce qui permet d’enfiler le gant sous la manche du manteau si désiré. Le look du Connectic 3 a été épuré et adouci, il fait légèrement plus féminin que le mien.

En manipulant les batteries, je m’étonne un peu du poids: je les sens lourdes entre mes doigts, mais une fois qu’elles sont positionnées dans mes gants et que je bouge avec ceux-ci aux mains, j’oublie qu’elles y sont! D’ailleurs, parlant des batteries, la durée de vie moyenne se chiffre en années. On peut en trouver en remplacement facilement sur internet ou chez les dépositaires Racer, pour 75$ environ. Le seul reproche de conception que je pourrais indiquer sur le Connectic F est l’absence de « sniff zone » pour s’essuyer le bout du nez, c’est donc un brin râpeux pour le coin de la narine lorsqu’on doit éliminer la sempiternelle goutte inreniflable (jugez-moi, je ne pense jamais à prendre des mouchoirs en ski). Ce qui m’a menée à me demander: comment lave-t-on ces gants, dotés d’éléments électroniques? La réponse du fabricant: on lave l’extérieur à l’aide d’un linge humide avec du détergent doux sans imbiber le tissu, puis l’intérieur peut être nettoyé avec un linge imbibé de nettoyant gel anti-bactérien sans rinçage. Il ne faut pas faire tremper les gants, au risque d’endommager les circuits du système de chauffage.

Ma première journée de test s’est faite par un vent nordet à plus de 20km/h: autant dire que ce jour-là, c’était « Ça passe ou ça casse! ».  Avant même ma première descente, vu la température extérieure approchant les -20°C, j’ai activé le chauffage, au premier de trois crans. On sent le réchauffement après quelques secondes. Les éléments chauffants vont jusqu’au bout des doigts, la chaleur est bien répartie. Après trois descentes suivies d’autant de remontées face au vent, j’ai augmenté d’un cran. La chaleur s’intensifie sans devenir inconfortable, mes mains sont bien mais n’ont pas chaud: je ne risque donc pas de transpirer et d’ajouter de l’humidité dans l’équation.

La journée de ski s’est bien déroulée, jusqu’à ce que le télésiège s’arrête alors que j’y prenais place. Je luttais déjà pour réchauffer le bas de mon corps, et sans dire que j’ai commencé à avoir froid aux mains, j’ai décidé de passer au troisième cran de chaleur pour d’une part éviter de geler des extrémités, mais aussi pour tester la durée de vie des batteries. À ce moment, mes gants fonctionnent depuis un peu plus de deux heures. Ce jour-là, j’ai vidé les batteries en cinq heures de fonctionnement, dont trois à plein régime. N’ayant pas pris de pause pour diner, en plus du froid dehors, je crois pouvoir m’avancer à dire qu’ils pourraient tenir une journée de sept heures, avec période de « dégel » dans le chalet au lunch.

Les autres journées de test m’ont donné le même genre de performance, toutes proportions gardées: plus on utilise le chauffage au fort degré, plus on raccourcit la durée de fonctionnement. Cela dit, comme tout outil technologique, il faut s’accorder le délai de familiarisation nécessaire en lien avec notre confort, et les réglages, ce qui nous permet d’apprendre à gérer le temps d’utilisation de même que l’intensité. Note sur le nouveau modèle: le Connectic 3 offre une plus longue autonomie.

Le temps de recharge est similaire au temps de décharge: mieux vaut les brancher immédiatement après la journée de ski pour ne pas se faire prendre le lendemain! Ceci étant dit, j’ai passé plusieurs journées sans même utiliser le système de chauffage: entre -5°C et -10°C, selon l’humidité et mon niveau d’activité, il est relativement rare que j’en aie besoin; les gants sont chauds même sans chauffage. Étant bien isolés, le défaut de cette qualité est que l’humidité résiduelle laissée par nos mains en fin de journée prend un peu plus de temps à s’échapper. J’ai mis à profit mon sèche-bottes de voyage (surnommé « le poulet ») et les gants ont séché dans la nuit, pour être à nouveau confortables le lendemain.

Je les ai également testés en hors-piste, par une très froide journée (-27°C à l’abri du vent). En ascension, je porte mes gants plus légers et les Racer sont dans mon sac à dos, chauffage activé au premier niveau. En transition au sommet, alors que j’échange de gants, je retrouve avec plaisir des gants tempérés que j’enfile avec un petit soupir de satisfaction et de soulagement, ce qui contraste légèrement avec mes comparses qui claquent des dents. J’ai répété le scénario à chaque ascension, ce qui m’a permis de garder mes mains à une température de loin supérieure à mon habitude (jugez-moi à nouveau: je fais souvent mes transitions à mains nues).

En conclusion, même si vous pensez que vous n’avez pas vraiment besoin d’un tel équipement, l’acquisition d’une paire de gants chauffants peut se révéler un véritable changement dans votre vie. Sans dire que j’avais systématiquement froid aux mains, à presque chaque sortie dans les dernières années je vivais un moment dans la journée où je devais me réchauffer les mains en sautillant sur place, en faisant des rotations des bras pour ramener le sang aux extrémités, en rentrant mes doigts et en refermant mes poings pour survivre à la remontée dans le télésiège… Donc, pour le soulagement de ne plus avoir à serrer des dents ou à simplement ne plus avoir à m’inquiéter d’avoir froid aux mains, je dépenserai sans hésiter le jour où mes gants Racer rendront l’âme: pour environ 400$ (modèle Connectic 3) on achète non seulement une bonne paire de gants, mais un confort et du plaisir accru à chaque journée de ski!

Le représentant Racer indique que les boutiques suivantes sont dépositaires de sa marque au Québec:

  • Austrian Ski shop, 5706 Av de Monkland, Montréal
  • Sports Expert centre-ville Montréal, 930 Rue Sainte-Catherine O, Montréal
  • Sports Denis parents, 217 Chemin du Lac-Millette, Saint-Sauveur
  • Mont Tremblant, 1000 chemin des voyageurs
  • Wax ski shop, 308 Rue Principale, Mansonville
  • Oberson, 1355 Boulevard des Laurentides, Laval
  • Oberson, 8680 Boulevard Leduc, Brossard
  • Le pied sportif, 2389, rue Principale Ouest, Magog
  • Brunelle sport, 260 Boulevard du Beau Pré, Beaupré

Également sur le site d’Oberson qui livre partout au Québec!

Si vous souffrez de la maladie de Raynaud, l’acquisition de gants chauffants peut vous aider à lutter contre les extrémités gelées lors de la pratique des sports d’hiver. Parlez-en à votre médecin!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.