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Johansen-Pijac-Oxford-Cambridge, Sainte-Adèle, 10 novembre 2018

C’est sans grande surprise que la saison de ski de fond prenait son envol le 26 octobre dernier à la Forêt Montmorency. En effet, les dés étaient un peu pipés pour cette ouverture à date fixe grâce à des milliers de tonnes de neiges artificielles fabriqués durant le mois de février de l’année précédente. L’équivalent anglophone de la Forêt Montmorency, le mont Von Hoevenberg, répliquait quelques jours plus tard lui aussi avec une ouverture d’une boucle entraînement pour les athlètes de hauts niveaux. Bien que le résultat était le même, la technique utilisée à Lake Placid (Von Hoevenberg) était quelque peu différente. Une machine presque magique de marque SNOWFACTORY, est capable de produire de la neige avec un système de convoyeur à des températures aussi clémentes que 15 dégrées Celsius. 

Plus modestement, le club les traceurs de Fermont ouvrait également une boucle de ski de fond classique le 5 novembre dernier. Ayant déjà skié la Forêt lors de son ouverture le 26 octobre et n’étant pas trop chaud à l’idée de parcourir les 1222 kilomètres afin de me rendre à Fermont, j’espérais que la première vraie tempête à proximité de Montréal allait nous permettre de chausser les skis en quelque part dans les Laurentides ce week-end.

C’est finalement la ceinture de neige des Laurentides qui semble avoir été la plus choyée avec 25 centimètres de neige humide. Du moins, c’est ce qui s’est abattu sur la limite de Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite entre hier soir et ce matin. Il m’en fallait pas plus pour que accompagné de mon complice, Barclay, j’attaque les sentiers de ski de fond de Plein Air Sainte-Adèle. À l’instar de Jack Rabbit, Barclay n’est pas trop frileux à l’idée d’emprunter des plans d’eau lors de ses sorties à ski de fond, particulièrement au mois de novembre. Le plan de la journée était de faire une boucle qui n’empruntait aucun lac, chose plus ou moins facile dans le bout. C’est donc une combinaison Johansen-Pijac-Oxford-Cambridge qui a été retenue au départ sujet à une réévaluation optionnelle en chemin selon les conditions d’enneigement. 

Je suis forcé d’admettre que le début de la saison sur la neige naturelle s’est fait dans des conditions variables. La couverture des pistes varie entre bonne, à très mince dans les sections plus étroites et avec un couvert forestier constitué de résineux. Lors du début de la journée, le mercure était toujours au-dessus du point de congélation. La glisse a été difficile tout au long de notre sortie, l’amoncellement de patates pilées a été inévitable malgré le fait que nous étions tous les deux munis de ski à écailles. Nous étions sur le point de voir un revirement de situation lorsque nous avons accroché nos skis vers 12 h 30. La température avait chuté légèrement sous le point de congélation faisant sortir du même coup tranquillement l’humidité de la neige. Ceux qui attaqueront les pistes demain auront probablement plus de chance que nous.

Évidemment, les conditions ne sont pas encore optimales et les skieurs du dimanche n’y trouveront probablement pas encore leurs comptes. Le fond est très proche, les descentes sont laborieuses et il y a encore beaucoup d’obstacles naturels à éviter. Par contre pour deux mordus de la trempe de moi et Barclay, la sortie valait amplement le déplacement. Le mois de novembre s’annonce particulièrement intéressant pour les fondeurs, car d’autres chutes de neige semblent être sur le radar et il ne semble pas avoir de réchauffement significatif à l’horizon. 

Je ne pourrais compléter cet article sans prendre 2 lignes pour le remercier Plein Air Sainte-Adèle. Cet organisme à but non-lucratif aménage et entretien année après année des sentiers pour les amoureux de plein air sur le territoire de la Ville de Sainte-Adèle depuis plus de 25 ans.

 

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Marc-Antoine Brissette
Fils illégitime du défunt Prof Bof, Marc-Antoine est passionné par deux choses: la neige et la science. Tantôt, en classique, tantôt en skating et tantôt en hors-piste, Marc-Antoine s’oppose fermement à la binarité de la discipline et refuse d’être associé à un camp défini. Follement amoureux de la neige, sa non-binarité lui permet bon an mal an de profiter de sa passion de la glisse d’octobre à juillet.