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La belle Blanche, 16 décembre 2018

J’ai beau essayer de trouver des défauts à la blanche et à son réseau de ski nordique, je n’y arrive tout simplement pas. Plus je multiplie les visites à Val des Lacs, plus j’apprécie ce bijou des Laurentides.

Avec ses 883 mètres d’altitude, elle n’a pas grand chose à envier aux autres montagnes du Québec peu important la région. À peine une poignée d’autres destinations offre une altitude plus imposante dans la belle province. Entouré par sa grande sœur la Noire et sa petite sœur la Grise, la vue sur les alentours est tout simplement splendide.

Le réseau de sentiers de la Blanche comporte deux sections plus ou moins distinctes ; le sentier inter-centre qui traverse les divers massifs des Laurentides et le sentier de la Blanche qui mène au sommet.

Le sentier qui débute au Lac du Rocher offre une longue ascension bien réparti sur environ 3.5 km jusqu’à la base de la Blanche. Le sentier offre une bonne largeur et un défi intéressant même pour les skieurs plus aguerrit. L’allée se fait sans trop de mal si vous avez la bonne cire ou les bonnes écailles pour vous procurer assez de traction. Le retour sur cette portion du tronçon est particulièrement intéressant. Avec la multitude de descentes qui se succède, il est possible de franchir cette portion du sentier sans vraiment fournir un effort physique. Loin d’une descente de type boule de bowling dans un dalot, la vigilance est de mise, plusieurs descentes comportent des courbes importantes. De plus, les conditions de débuts de saison accentuaient les reliefs présents sur le sentier ce qui rendait la descente encore plus intéressante. La vigilance était également de mise pour certains ruisseaux n’ont pas encore totalement gelés.

Le paysage tout au long de l’approche est sublime. La forêt mature alterne entre les feuillus et les conifères et traverse quelques ruisseaux. La vue sur le lac Du Rocher et le lac à l’Appel font aussi en sorte d’agrémenter le parcours.

Un certain Dickie dans le parking

J’ai croisé un vieux bonhomme anglophone avec un plaque du Vermont dans le stationnement. Après les salutations d’usage, ce dernier m’a fortement suggéré d’amener « un tube de mauve » avec moi pour faire la randonnée. N’en faisant qu’à ma tête, j’ai apporté un tube de rouge étant donné la température ambiante qui oscillait autour du point de congélation. En plus, Hélios nous avait fait cadeau de son plus beau soleil pour réchauffer la neige ; je ne comprenais vraiment pas comment quelqu’un pouvait penser prendre de la mauve dans ces conditions… 

De la rouge à la rouge spéciale au violet au violet spécial:

habituellement, les écailles font le travail à la Blanche, mais aujourd’hui les conditions de neiges n’étaient pas très propice aux écailles.Habituellement, les écailles font le travail à la Blanche, mais aujourd’hui les conditions de neiges n’étaient pas très propice aux écailles. On a vite fait d’ajouter une lichette de cire rouge sur nos skis après les premières montées qui a fonctionné à merveille, du moins pour le moment. Le problème, si problème il y a, c’est que ça monte tout le temps à la blanche. Après être parti à une altitude de 400m, nous sommes arrivé à la base de la montagne à 600m sur un flanc nord. Les quelques mètres additionnels ainsi que l’absence de soleil à vite refroidit l’air ambiant et rendu la rouge inefficace. Bien que plutôt court, le sentier qui mène au sommet est plutôt escarpé. Dans des conditions optimales, l’ascension peut se faire relativement, rapidement, mais peu aussi prendre une tangente désagréable dans des mauvaises conditions. Derrière son air un peu sénile, le vieux Dickie avait raison… Après avoir vu mon partenaire de la journée s’être battu pendant plusieurs minutes nous avons d’un commun accord bifurqué à quelques mètres du sommet ultime.

Descendre au nord, descendre au sud ou descendre à l’ouest:

La blanche offre des possibilités de descentes intéressantes. Plusieurs petits couloirs y sont aménagés sur les différents flancs de la montagne. Le flanc sud avait l’air pas mal en demande lors de notre passage. On entendait les cris de joie au loin lors de notre approche et le petit détour durant la montée à confirmé nos doutes. 

 

Nous avons donc opté pour faire une descente du côté nord ou la neige y semblait plus abondante et ou les skieurs du dimanche n’ose pas s’aventurer. Ce petit dessert après une longue randonné de ski est toujours des plus agréables.

Il reste encore quelques jours de bon ski à faire sur la Blanche, mais la fin de semaine s’annonce catastrophique. Un déluge devrait s’abattre un peu partout au Québec et la Blanche, malgré son altitude ne devrait pas y échapper. Ce n’est pas trop grave, la saison est encore jeune et espérons que d’autres tempêtes s’abattront sur les Laurentides durant le congé des fêtes.

 

 

 

 

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Marc-Antoine Brissette
Fils illégitime du défunt Prof Bof, Marc-Antoine est passionné par deux choses: la neige et la science. Tantôt, en classique, tantôt en skating et tantôt en hors-piste, Marc-Antoine s’oppose fermement à la binarité de la discipline et refuse d’être associé à un camp défini. Follement amoureux de la neige, sa non-binarité lui permet bon an mal an de profiter de sa passion de la glisse d’octobre à juillet.