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La frénésie de la poudreuse au Massif du Sud – 9 février 2017

C’en est presque rendu mythique: les vendredis de poudreuse du Massif du Sud sont devenus le rendez-vous des skieurs qui veulent se rassasier dans la neige molle après une semaine riche en précipitations. Le décompte d’or blanc en ce vendredi matin, 9 février? 45 centimètres de belle poudreuse!

Il faut arriver tôt! Les habitués l’ont compris, puisque ce n’est plus un secret très bien gardé. Jacques Boissinot, le photographe qui a capté les images qui agrémentent ce reportage, l’a également bien compris, lui qui était au chalet le premier, avec une poignée de «crinqués» qui ont bien hâte de dévaler les pistes du Massif du Sud dans la poudreuse.

Photo Jacques Boissinot

Et puis, 30 minutes avant l’ouverture prévue à 8h30, la file commence à se former au télésiège. Les skieurs sont fébriles, et l’attente en vaut le coup!

Ici, parmi les premiers dans la file, Nicolas et Alex, avec qui nous ferons plusieurs descentes.

Nicolas et Alex à 8h en attente de l’ouverture du télésiège pour 8h30. Photo Jacques Boissinot

À mesure que les minutes passent, que le moment de vérité se rapproche, on sent la frénésie parmi les skieurs. Tous, nous savons ce qui nous attend, nous anticipons la première descente à sillonner entre les arbres dans la neige vierge.

Une fois au sommet, personne de notre petit groupe ne se pose de question. Direction: le secteur extrême, et plus particulièrement la 4. Je vais devoir vous décrire la descente avec des mots; même si nous aurions voulu nous arrêter pour immortaliser ce moment en image, c’était tout simplement impossible tellement elle fut mémorable.

Il n’y a aucune trace devant nous. Les conifères sont recouverts de blanc. La neige est légère, malgré qu’elle fut probablement compactée un peu par le vent; mais elle nous supporte assez pour qu’on ne touche pas le fond en s’enfonçant dans sa profondeur à chaque virage. Et sa légèreté provoque des éclatements neigeux qui nous volent au visage à chaque fois que nous sortons de nos virages. Nous pouvons nous laisser aller sans crainte dans l’inclinaison de la pente, à choisir notre chemin entre les arbres. C’est difficile de ne pas crier à l’extase tellement la descente est parfaite.

Voici quelques photos des descentes subséquentes:

Nicolas dans la 5. Photo Jacques Boissinot

Alex dans la 5. Photo Jacques Boissinot

Pierre dans la 5. Photo Jacques Boissinot

Tommy dans la Bi-Polaire. Photo Jacques Boissinot

Nicolas dans la 6. Photo Jacques Boissinot

Nous avons enligné les descentes jusqu’à l’heure du dîner, puis une bonne partie de l’après-midi. Évidemment, avec un bon achalandage – mais aucune attente au télésiège – composé de plusieurs chasseurs de poudreuse, il va de soi que les pistes laissées au naturel se sont transformées rapidement en pistes à bosses, quoiqu’il y avait encore moyen de trouver des poches de poudreuse intouchée à certains endroits, notamment dans la 16c.

Chose certaine, les conditions seront superbes au Massif du Sud en fin de semaine, avec une peut-être une quinzaine de centimètres supplémentaires prévus samedi. Profitez-en!!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Pierre Pinsonnault
Son intérêt pour la nature et le grand air se décline en deux principales activités : le ski alpin (sa grande passion) et la randonnée en montagne. Rédacteur professionnel dans la vie de tous les jours, et prenant un malin plaisir à photographier les paysages d’hiver et les skieurs lorsqu'il pratique son sport de prédilection, Pierre aime écrire sur le ski et partager ses expériences, photos à l’appui.