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Journée parfaite au Mt Washington (Gulf of Slides) – 26 mars 2017

Je la voyais venir depuis quelques jours, cette journée du 26 mars. Aucun nuage, pas de vent, plein soleil, température autour de zéro degrés Celsius: tous ces éléments réunis en une seule journée au Mont Washington, croyez-moi c’est quelque chose de rare!

À mon arrivée à Pinkham Notch, alors que les hordes se dirigent vers le Tuckerman Ravin, j’emprunte la piste de ski qui mène vers le Gulf Of Slides pour m’assurer la tranquillité. De fait, durant ma journée, je n’ai rencontré que 4 ou 5 petits groupes de skieurs.

La randonnée pour se rendre au bas des slides et du champ de neige du Gulf se fait par la piste de ski, qui sillonne dans la forêt sur 4 km avec un gain d’environ 600 mètres de dénivelé et qui mène directement au bas de Central Gully. Quand on y arrive, on ne peut qu’être émerveillé par ce qui s’offre aux yeux, soit une large descente d’environ 350 mètres de dénivelé avec une inclinaison constante oscillante entre 35 et 40 degrés.

Pour ma première descente, je décide d’aller skier le Sandbox, nom qui est donné au champ de neige de ce secteur, qu’on n’aperçoit pas d’emblée lorsqu’on arrive dans le Gulf. Un peu moins incliné, il me permettra de constater les conditions avant de me lancer dans le Central Gully pour ma seconde descente.

Je traverse donc vers le sud, dans la forêt, pour aller rejoindre le bas du champ de neige. Lorsque j’y arrive, je remarque les ravages d’une grosse avalanche qui a eu lieu après une importante chute de neige, en février si ma mémoire est bonne (la date m’échappe et ce secteur n’est pas monitoré).

C’est là un rappel que le Mont Washington est une montagne à approcher avec sérieux, bien équipé avec le matériel de sécurité nécessaire et, idéalement, les connaissances requises pour les déplacements dans ce type de terrain.

Étant un peu moins incliné que le reste de ce secteur, je peux faire l’ascension du champ de neige en peaux. Au sommet, même s’il manque de neige, j’en profite pour me rendre jusque sur la crête pour aller contempler le panorama.

Le haut du champ de neige:

Avant la descente:

La descente est parfaite: une petite couche de neige légèrement réchauffée par le soleil sur une surface soyeuse.

Après avoir descendu de façon à me rendre au bas de Central Gully, je mets les skis sur le sac, les crampons d’alpiniste aux bottes, et j’entame la montée.

Parfois on hésite à mettre les crampons quand c’est mou au début de la montée; néanmoins, c’est beaucoup mieux de les mettre que de se retrouver, au milieu de la montée, sur une surface glacée dans une pente de 40 degrés. Et mon instinct m’a donné raison: certains passages glacés auraient été plus hasardeux à négocier sans les crampons…

Durant la montée, je peux observer un skieur descendre Central Gully.

Au sommet, un skieur vient de terminer l’ascension.

Puis, vient le temps de descendre. Central Gully connecte directement avec la piste de ski qui me ramènera au stationnement. J’entame donc la descente, qui totalisera environ 950 mètres de dénivelé.

La descente, encore une fois, est superbe; j’ai droit à du beau corn. À chaque virage, la gravité me tire vers le bas. La descente est steep, comme je l’aime!

Puis, je suis la piste de ski, coupée dans les années 1930 par le Civilian Conservation Corps et qui, depuis, est entretenue. C’est une piste sinueuse, dans le style de la John Sherburne qui permet de redescendre du Tuckerman Ravine. Seulement, la piste du Gulf Of Slides est beaucoup moins achalandée. En fait, si jamais les conditions ne sont pas propices pour s’aventurer dans les gullies, la journée n’est pas perdue puisqu’il y a moyen de se faire du fun à descendre cette piste.

Quoi dire de plus…? À part que ce fut une journée mémorable!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Pierre Pinsonnault
Son intérêt pour la nature et le grand air se décline en deux principales activités : le ski alpin (sa grande passion) et la randonnée en montagne. Rédacteur professionnel dans la vie de tous les jours, et prenant un malin plaisir à photographier les paysages d’hiver et les skieurs lorsqu'il pratique son sport de prédilection, Pierre aime écrire sur le ski et partager ses expériences, photos à l’appui.