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La montagne Noire et son refuge, 6 avril 2019

Juste avant que l’hiver tire sa révérence, j’ai réalisé aujourd’hui un des objectifs que je m’étais fixé au début de la saison : visiter le refuge Le Mésangeai, presque au sommet de la montagne Noire.

«Presque» parce que le refuge est situé un peu en retrait du sommet, sur un plateau qui est toutefois extraordinairement montagnard. J’ai rarement eu autant l’impression de me retrouver en haute altitude.

Pour arriver là en partant du stationnement du sentier Inter-Centre, sur le chemin Régimbald, il faut parcourir environ cinq kilomètres et monter à peu près 400 mètres.

C’est une ascension que j’ai trouvé éprouvante aujourd’hui, alors qu’il faisait quelques degrés au-dessus de zéro et que je trimballais un rhume.

Par contre, aucun problème avec la couverture de neige en ce début d’avril, comme le prouve ces photos prises par mon compagnon de randonnée Bri7…

La montée vers le refuge devient spectaculaire quand on émerge de la forêt et qu’on se retrouve sur un chemin plus large flanquée de conifères et de bouleaux éprouvés par le vent.

Je connais pas bien l’histoire de la montagne Noire, mais on dirait que ce secteur a été «bûché» il y a déjà un moment.

Résultat : le regard porte loin et le paysage a quelque chose de post- apocalyptique. Alors quand on aperçoit la silhouette du Mésangeai, on a vraiment l’impression d’arriver dans un refuge en montagne.

Pendant notre halte au Mésangeai, on s’est fait un nouvel ami skieur, Benoit, qui a décidé de redescendre la montagne avec nous.

Je ne crois pas qu’il l’ait regretté. Grâce à Bri7, qui connaît bien le secteur, on a fait une descente mémorable dans un «couloir secret» qui m’a fait vivre une de mes plus belles expériences de télémark sauvage en carrière.

Sur le terrain, rien n’indique que le début de cette superbe descente se trouve tout près du refuge. Pour la trouver, il faut skier vers l’est en partant du refuge ; et au bout de quelques dizaines de mètres, on se retrouve devant ça…

Juste assez large et pentu, ce couloir m’a enchanté. On a de l’espace pour manœuvrer, on voit bien où il faut aller et on risque moins de se jeter contre un arbre que dans un sous-bois.

Même si la neige était printanière, on s’est beaucoup amusé là-dedans ; et comme d’habitude, c’est Bri7 qui a été le plus spectaculaire avec son cigare à la bouche.

Plus bas, le couloir nous largue dans un sous-bois pas trop difficile à naviguer qui nous amène au sentier de raquette Le Mésangeai si on garde la gauche en descendant.

J’étais euphorique en arrivant là… et mon guide en a profité pour me proposer de remonter la montagne pour aller faire une autre descente à travers bois du côté du lac Lézard.

J’ai dit oui… mais c’était trop pour mes veilles jambes et je suis devenu un boulet dans la montée et la descente. Tsé quand tu commences à avoir des crampes avant de sortir du bois…

Peu importe : c’était une de mes sorties mémorables d’un hiver qui a l’air parti pour durer jusqu’en mai dans les le nord de Laurentides à en juger par la quantité de neige accumulée.

Sur la carte-ci-bas, les deux zones de descentes à travers bois qu’on a dévalées aujourd’hui sont bien signalés par des pointillés. Elle date de quelques années, mais elle représente bien le potentiel du secteur.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.