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Laissez-moi vous présenter les soeurs Vallières – 31 Décembre 2018

Aaah les Vallières, secteur reconnu des Chic-Chocs pour sa beauté et ses vues spectaculaires, notamment pour cette fameuse crête qui relie les 8 sommets et donne une vue plongeante sur le Mont Albert et la voisine d’en face, le Mont Lyall. Ce qu’il faut comprendre aux Vallières, c’est que la circulation du sentier est composée en grande majorité de raquetteurs et de randonneurs venus observer les panoramas que nous offrent les sommets car c’est vraiment ce qui fait son charme. Sans être les plus à pique du parc, les Vallières nous offrent tout de même du terrain intéressant à skier mais qui, pour ma part, m’a peut-être laissé un peu sur ma faim. En effet, le parc offre amplement d’autres endroits plus abruptes avec un dénivelé plus élevé mais les Vallières sont uniques en leur façon. J’entend déjà les commentaires des puristes mais je ne demande qu’à me faire prouver le contraire. Ne vous arrêtez pas de lire ici par contre, le meilleure s’en vient.

Crédit : Louis-Charles Pilon

Détrompez-vous cependant, nous avons été choyés d’une magnifique journée ; 0km/h de vent jusqu’au soir (littéralement bénis des dieux), soleil à plein ciel sans aucun nuage en vue…avec un thermomètre à -20 degrés passés. Tant qu’on reste en mouvement c’est parfait pour pas trop faire chauffer la pompe à eau dans la montée.

Il faut dire qu’à la défense des 8 soeurs cette année particulièrement, la couverture blanche s’est fait plutôt rare pendant le temps des fêtes et étant un endroit particulièrement venté à découvert,  suffit que le vent soit dans la mauvaise direction pour soit remplir ou vider les cuves et faire ressortir ces fameux ailerons de requins (je parle évidemment des roches recouvertes qui coûtent cher à votre budget ski).

Crédit : Louis-Charles Pilon // Pas chaud pour la pompe à eau

Une des premières constatations que vous ferez lors de votre première ascension sera probablement à quel point le sentier est facile d’accès et protégé par la forêt. Sitôt sorti du stationnement (le bord de la route en fait), sitôt commence la montée. Aucune approche sur un faux-plat ou un interminable chemin forestier ; straight to business. C’est d’ailleurs probablement une des raisons qui fait la popularité de cette randonnée, l’efficacité de déplacement.

Recap Strava de la journée

Un peu plus de 400m plus haut, on atteint le premier de la série de sommets et là s’offre à nous une vue spectaculaire Lyall, l’autre voisine d’en face. Beaucoup s’arrêtent, prennent des selfies, admirent le paysage…moi et mon groupe on se cherche des lignes skiables…et quelques photos en passant. Juste pour dire. En vain. Les arbres sont trop rapprochés et c’est trop venté proche du sommet, laissant entrevoir de gros cailloux prêts à arracher tout ce qu’il me reste de base. On continue d’avancer. Les fans de ski de bottines seront heureux, c’est le temps de mettre ses skis sur le dos (bootpack) et de se laisser glisser jusqu’à l’orée du bois (la première descente que vous voyez sur la carte d’élévation ci-dessus). On continue de monter encore et…. wow c’est vraiment là que le spectacle des Vallières s’offre à nous ; une crête de la largeur d’un trottoir pour près d’un kilomètre devant nous, laissant entrevoir une bonne demi-douzaine de cuves presque vierges.

Wazzzaaaaaaaa

Crédit : Phil Émond // Louis-Charles le maître des images

Jackpot! Je comprend enfin pourquoi on m’a tant vanté les mérites des Vallières ; on se trouve littéralement devant des bols énormes qui ne demandent qu’à se faire skier. Seul problème encore une fois, le manque de neige. Va falloir user de créativité.

« Par là j’crois ben »

Le mont Lyall et deux hommes bananes

Crédit : Phil Émond

Une fois rendu sur le sommet de l’autre dernière petite ascension, on juge le terrain assez couvert pour entamer notre descente. Mais avant toute chose, l’heure du lunch. Pas tous les jours qu’on peut se tenir sur le sommet d’une montagne gaspésienne et avoir envie de se faire griller au soleil sans se faire écorcher par des vents à écorner les boeufs. D’autant plus que…non mais regardez-moi cette vue du Mont Albert. Pas tous les jours qu’on a cette chance.

Crédit : Phil Émond

Crédit : Phil Émond // Attention de ne pas perdre pied d’un côté ou de l’autre, la chute est longue

Première descente, mama mia on a trouvé LE spot qu’on s’exclame. On est trop vite arrivé en bas par contre. C’était trop bon, on remonte une deuxième fois avec les skis sur le dos. Prise 2. En cas de doute sur les conditions, je laisse les photos ci-dessous faire le travail.

Crédit : Louis-Charles Pilon

Crédit : Louis-Charles Pilon

Crédit : Louis-Charles Pilon

Crédit : Louis-Charles Pilon

15:45, il commence à se faire tard et le soleil est parti se coucher de l’autre côté des montagnes. Avec le froid toujours bien présent dans le fond de l’air, la température descend vite et on remballe tout pour se diriger vers le stationnement. D’autant plus que le ski-out prend un bon 30 à 40 minutes sur du plat, entre les branches et les ruisseaux, avant d’atteindre la route et de pouvoir retourner au bercail, mais les vues en fond de vallée des Vallières nous laissent encore bouche bée. Au final, je recommande à quiconque d’ajouter les Vallières sur son bucket list de skieur mais attention aux journées ventées, ces soeurs peuvent être capricieuses lors de mauvais temps.

Crédit : Louis-Charles Pilon

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Félix LeBlanc
Félix est un passionné du ski, de la technologie et de l'art visuel. Curieux de nature, il se garde bien informé sur tout ce qui touche de près ou de loin ses passions et tout comme Ron Fournier, adore "donner son deux cents" à ses lecteurs. Chasseur de tempêtes pour tracer les plus beaux sous-bois de la province, sa maxime dans la vie est celle-ci : "Ta pire journée de ski est toujours meilleure qu'une journée ordinaire au travail".