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Le Diable s’acharne sur Tremblant — 25 février 2018

Dur, dur de choisir une station où skier au milieu d’un redoux avec de la pluie en plein mois de février.

À Mont-Tremblant, on prévoyait de la neige en matinée, qui se transforerait en grésil, puis en pluie verglaçante en fin d’après-midi. Excellent timing pour caser une journée de ski, vu les contraintes, non?

Ben… oui et non. À notre arrivée en fin d’avant-midi, il neigeait effectivement. Mais il ventait aussi, à écorner les cerfs qui se promènent dans le Parc National. Même en bas. Si bien que l’entièreté du versant Sud et du versant Soleil étaient sur un délai d’ouverture. Seule la Télécabine fonctionnait, pour envoyer les skieurs de l’autre côté de la montagne. Attente interminable. Avec ma blonde qui va passer la journée au village avec une amie, c’est un peu irritant. Mais bon, j’ai décide de les débarquer là et de me diriger illico au Nord, sur un chemin Duplessis plutôt glissant.

Juste en bas du versant Nord, c’était plus prometteur. Presque aucun vent, et beaucoup de skieurs s’affairant à affronter la montagne et le Diable de la légende qui semblait se déchaîner sur son sommet. La chaise Duncan roulait au ralenti à cause du vent, ce qui causait une bonne file d’attente en bas. Cette file s’est volatilisée dès que le versant Sud a ouvert, vers midi. La faim des skieurs y est peut-être aussi pour quelque chose…

Le versant Soleil, lui, n’ouvrira pas de la journée.

La neige de l’avant-midi s’est tranformée en léger grésil dès le début de l’après-midi.

Au Sud, les conditions alternaient entre du damé durci avec une fine couche de neige traçable, et et la glace vive avec presque aucune neige comme refuge. J’y suis descendu pour aller voir ma copine au village, et je n’y suis pas retourné. Au moins, ça faisait spécial de voir la Johannsen aussi tranquille…

Les deux secteurs les moins affectés étaient la portion de la McCulloch le long du TGV — moins exposé aux intempéries — et la Bière-en-Bas. La Beauvallon Bas était à éviter. Peut-être que la Nansen était praticable, je n’ai pas eu l’heure juste là-dessus.

De retour au sommet, on redescend côté Nord pour rejoindre le Edge. C’était comme un havre de calme dans tout ce vent. Pas de vent. Le silence. Peu de skieurs (et aucune attente au télésiège). La Action était un peu éventée, mais skiable.

Je m’attendais à ce que les sous-bois aient été durement touchés par la météo de la dernière semaine. Au contraire, la Réaction ne montrait qu’à peine plus de découverts qu’à l’habitude; idem pour le bas de la Sensation. Je pense que j’ai trouvé le « bon spot ».

De retour à la base du Nord, le télésiège de l’Expo semblait bien peu populaire, mais la piste du même nom, elle, l’était, et beaucoup… sauf la partie en bosses, qui était plutôt durcie malgré les apparences.

Du côté Nord, tout ce qui était damé était essentiellement durci mais avec quand-même un peu de mordant. Tout ce qui n’était pas damé était risqué.

En milieu d’après-midi, un nuagé s’est installé sur le sommet de la montagne alors que les précipitations cessaient graduellement. Au bas, la visibilité s’améliorait; au haut, elle s’est dégradée rapidement.

Il va sans dire que les pistes plus extrêmes comme la CBC, la Dynamite et compagnie étaient fermées.

En tout, Tremblant a réussi à rester un bon choix, compte tenu de la météo qui s’est abbatue sur le Québec… si on fait abstraction du versant Sud qui, lui, a mangé une bonne claque.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Carl Tessier
Skieur depuis près de vingt ans et ZoneSkieur depuis les débuts du site en 2003, Carl n’a manqué aucune saison depuis sa première, à sept ans. Pour s’évader de son cubicule d’informaticien, il explore le Québec (et ailleurs) en quête de virages enneigés et de paysages uniques : damé, sauvage, bois, de la petite station de région au gigantesque domaine quatre-saisons.