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Le Massif de Charlevoix, Prières exaucées, 7 février 2020

Après tant de rendez-vous manqués avec la météo depuis décembre, le 7 février restera dans les annales de la saison 2019-2020 de la grande région de Québec pour être «la première» véritable journée de poudreuse digne de ce nom.

Les bordées comme celle reçue jeudi et vendredi sont rares cet hiver. Il était hors de question de la manquer. Direction Massif de Charlevoix avec tous les aléas de la route dans des conditions de neige et de vents assez difficiles. Les 27 centimètres annoncés sur le site de la station n’était qu’un prélude à ce qui attendait véritablement les skieurs et planchistes arrivés tôt, prêts à s’élancer au fil de départ.

J’ai choisi d’entrée de jeu de me rendre au coeur même du sujet, en débutant avec la 42 du Cap-Maillard. C’était un peu gourmand pour des cuisses «à froid», mais ça donnait la mesure du reste de la journée. Les énormes bosses se révélaient sous une épaisse couche de neige qui dépassait facilement la trentaine de centimètres, et approchaient même la quarantaine. Que dire? Sinon à la fois «outch» et «wow»! Bien que la bouchée était grosse pour démarrer la journée, l’appétit vient en mangeant. Il fallait donc passer au prochain service.

Ça s’est passé tout en douceur sous le télésiège quadruple. Une piste qui offre toujours une descente tout confort, régulière. Un détour par le sous-bois La Dérive a définitivement changé le visage de la journée. Par temps si venteux, pourquoi ne pas en profiter pour se mettre à l’abri dans les bois?

Le plat de résistance est donc arrivé par le Camp Boule. J’ai déjà avoué mon amour pour Dominique Maltais. Pas la planchiste, mais la piste. Vendredi, elle était à son paroxysme de beauté. Sans forcer, on pouvait y descendre quasiment d’une traite, enfilant les virages et les sauts. Un pur bonheur. Si j’avais à dresser une liste de mes sous-bois préférés, elle s’y trouverait.Toujours au Camp Boule, sa presque voisine, La Fortin était tout aussi exceptionnelle. Entre les deux, La Tremblay était agréable, mais trop ventée pour y retirer un maximum de plaisir. La journée s’est terminée par un dessert: L’Estran. Un sous-bois dont j’ignorais l’existence, mais qui vaut le détour. Il est accessible par La Prairie.C’était du Massif à son meilleur, vendredi. Des conditions exceptionnelles à partager avec seulement quelques passionnés. Les conditions routières ont dû en décourager plusieurs.Et comme le ski sans l’après-ski, ce n’est pas du ski. Il fallait célébrer cette journée de poudreuse au bar en compagnie d’un ami rencontré au hasard d’une descente.  Cheers, mon cher Shaun!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Néron
"Bosses, sous-bois, poudreuse." L’hiver venu, Jean-François répète ces mots comme un mantra. Il aime chasser la tempête pour profiter de conditions optimales. Son plaisir est doublé lorsqu’il dévale les pentes entre amis ou rencontre les “habitués” d’une station, question de découvrir des secteurs moins fréquentés.