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Le Massif de Charlevoix: retomber en amour – 1er mars 2018

Est-il possible de retomber en amour avec une ancienne flamme de jeunesse? Au Massif, assurément.

Ça faisait longtemps que je l’avais vue. Je l’avais délaissée. Je ne sais pourquoi. Elle était vêtue de ses plus beaux atours. Sous son couvert neigeux de plus de 30 centimètres, on devinait ses formes. Jeudi, la mythique piste à bosses 42 était au paroxysme de sa beauté. Une de ses journées où le ski se pratique tant au sommet des bosses que dans leur creux, sans retenue, sans crainte de se blesser.

Il y avait un vent de folie qui soufflait sur la piste abrupte, profilée et technique par endroits. Les prétendants, nombreux, se ruaient pour l’impressionner. La dévalant comme si chaque descente était la dernière. L’une de mes plus belles expériences hivernales au Québec cette saison.

Ses voisines étaient toutes aussi jolies: Le Mur, La Vieille Côte, La Fénomène et L’Archipel par quoi j’ai entamé la matinée. Mais c’est vers la 42 que je suis retourné le plus souvent. Vous dire comment elle a fait des envieux… Des personnes restées au bureau à qui j’envoyais des photos ont voulu bloquer mes messages. Je n’y comprends rien. Je ne voulais que partager le bonheur.

Il faut dire que la quantité de neige était aussi inattendue qu’inespérée. Inattendue parce qu’il est tombé beaucoup plus de neige au Massif que sur bien d’autres secteurs dans la région de Québec. Et inespérée parce que la montagne en avait grand besoin à l’aube d’une semaine de relâche. S’il ne pleut pas, il devrait y avoir beaucoup de plaisir en perspective au cours des prochains jours.

Je parlais plus haut de l’absence de crainte de se blesser. J’ai possiblement « un peu » travesti la vérité puisque je me suis arrêté sur le coup de midi avec un mal de dos carabiné. Arrivée très tôt, la demi-journée était suffisante pour moi. Appelons ça de la fatigue accumulée où l’âge.

Si le matin, le temps était neigeux, mais clair, un brouillard s’est invité au moment où je partais, rendant la visibilité moins intéressante. Ce qui n’enlevait rien aux conditions en pistes.

Et comme le ski sans l’après-ski ce n’est pas du ski, je me suis dirigé au bar Le Grand duc dégusté une pinte en repensant à ce moment unique que j’ai failli rater. Je vous explique.

Mercredi, j’avais l’intention de me rendre au Mont Orignal à Lac-Etchemin où étaient attendus de 15 à 20 centimètres. Pour moi, ça aurait été une première au royaume de Marie-Michèle Gagnon.

Mais quand on chasse la neige, il faut des garanties que l’heure et demie de route, parfois plus, en vaudra la peine. Entre une prévision et la réalité, il y a une différence. C’est pourquoi la décision ultime se prend souvent le matin vers 6h30.

Malheureusement, ni le site internet ni la page Facebook du Mont Orignal ne donnaient d’indications que la neige promise était au sol. Je me suis donc laissé séduire par le 27 centimètres, très, sinon trop conservateur, inscrit sur le site du Massif.

C’est peut-être une question de ressources. Cependant, je crois que c’est la responsabilité de chaque station de mettre à jour très tôt cette donnée essentielle pour élargir leur bassin de visiteurs qui, comme moi, choisissent leur destination à la quantité de flocons. Mont Orignal, ça sera pour une prochaine.

En attendant, à la neige, au ski, cheers!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Néron
"Bosses, sous-bois, poudreuse." L’hiver venu, Jean-François répète ces mots comme un mantra. Il aime chasser la tempête pour profiter de conditions optimales. Son plaisir est doublé lorsqu’il dévale les pentes entre amis ou rencontre les “habitués” d’une station, question de découvrir des secteurs moins fréquentés.