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Le Mont Édouard: monumental ! – 8 avril 2017

«Il était une fois…» Non, je ne peux pas commencer ma chronique ainsi, trop archétypal… «C’était résolument beau…» banal et inélégant… «Le Petit sous-bois était divin…» un peu impudent…

Anyway, on s’est bougé la masse, ma blonde, un ami et moi-même pour aller chercher la neige là où elle est, c’est à dire, au Mont Édouard… Malgré la météo qui s’annonçait peu coopérative, on s’est dit que le Mont Édouard ne pouvait pas nous décevoir… Hé, hé… c’est pas pour nous vanter, mais on a visé juste…

Caro en action

On a skié de l’ouverture à la fermeture; c’est très rare en ce qui me concerne… Pour ceux et celles qui ont besoin d’un dessin: c’était superbe! Même ma blonde—qui n’est pas une addict des stations de ski—a adoré… Rare, je vous dis…

Paysage renversant

Du ski renversant

On a rencontré toutes sortes de conditions météo; en arrivant, une légère bruine nous humectait la tronche. En montant au sommet, il neigeait. Le soleil se montrait et la neige devenait comme du beurre—surtout en bas des pentes. Le soleil se voilait et la neige molle devenait très rapide—ou était-ce nos skis qui devenaient rapides? Parfois, pendant que le soleil nous poignardait avec ses rayons, la neige, pour en rajouter, succionnait nos skis comme un bébé avec sa tétine… Comme le temps était surtout gris, on s’en est bien tiré… Le matin, en haut, c’était un peu raide et ça s’est divinement assoupli vers l’heure du midi. Fallait se méfier: à l’ouverture, on aurait cru que le haut de la pente recelait une fine neige poudreuse alors qu’en réalité, la belle neige «fluffy» n’était rien d’autre que de la croûte… Les conditions se sont vite métamorphosées pour notre plus grand plaisir…

Quelle montagne! Quel magnifique choix de pistes! Le grand design du tout me semble inspiré par un skieur authentique. Mon ami Éphraïm n’a pas arrêté de me rebattre les oreilles avec son «sacré belle montagne, hein!».

On a presque tout skié. Rassurez-vous; on vous en a laissé un peu… pas par altruisme mais parce que c’était impossible de tout prendre.

On a beaucoup aimé les sous-bois; on les a skié doucement, jamais plus vite que la vitesse à laquelle on était prêt à s’encastrer dans la peau d’une épinette… La Vallée des Bouleaux est au palmarès des belles pistes du jour…

La Vallée des Bouleaux sous sa forme al dente

Comme je me sentais un peu pantois devant toutes ces qualités de neige, j’ai essayé de trouver les bons mots pour décrire l’expérience et la sensation. J’ai dû avoir recours aux expressions de mon ami Galang, skieur des Monts Altaï, connu pour son verbe, spécialement en regard de la blanche:

«On va bien dormir ce soir» me dit Éphraïm. Et comment! Nous dormirons du sommeil du juste, de celui/celle qui s’est déplacé/dépensé pour rendre hommage à la neige et à son complice, le Mont Édouard…

Rien de tel qu’une chanson pour exprimer notre état physique:

https://www.youtube.com/watch?v=koTcpeFy1lI

Éphraïm voit rouge…

Secteur hors-piste invitant (Sacré-Cœur). Nous faudrait une journée de plus…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.