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Le pessimiste et l’optimiste: Owl’s Head – 25 février 2017

Il y a deux façons de voir ça

Je pars de la maison à 6:00. Chu donc fou! J’aime le ski. De plus, les prévisions météo pour ma région sont mauvaises. Bonne raison pour sacrer mon camp ailleurs! Direction Owl’s Head. Bon choix! Même si le brouillard est assez dense en route et une fois sur place, il y a en matinée de très belles éclaircies. La lumière change à toutes les 30 secondes. Mes deux premières descentes prennent du temps: j’arrête à toutes les 30 secondes de changement de luminosité pour prendre une photo! Je suis presque seul à la station. Le printemps hâtif a déboulé sur la montagne. Je suis bien chanceux de devancer le regel de 24 heures. Quand je quitte à 14:30, le stationnement regorge de mini-ruisseaux et de micro-torrents! C’est une journée aux émotions mixtes. C’est printanier et malgré tout les surfaces sont dures. C’est la vieille glace qui refuse de mourir. Une journée, donc, toute en contraste de lumière, de techniques et de sensations. Il y a deux façons de voir ça. Moi, je suis un éternel optimiste. J’en connais cependant qui verraient ça autrement…

Le pessimiste: Il y a trop de brouillard. On ne voit rien.

L’optimiste: Wow! Ce brouillard crée une ambiance magnifique! Quand le soleil perce, la luminosité est sublime!

Le pessimiste: Il fait trop chaud: je n’endure pas mon manteau.

L’optimiste: Grâce à cette température douce je peux porter seulement mon shell!

Le pessimiste: Voyons, il n’y a personne qui skie. On n’aurait pas dû venir.

L’optimiste: L’achalandage est tellement faible qu’il n’y a aucune attente aux remontées.

 

Le pessimiste: La neige a tellement fondu  qu’il n’y aura plus de ski dans deux semaines.

L’optimiste: Avec les tempêtes de mars, la saison va se prolonger encore plusieurs semaines.

Le pessimiste: Les surfaces sont dures malgré les 15 degrés. J’haïs ça.

L’optimiste: La vieille glace a ramolli un peu; ça me permet de travailler mon angulation.

Le pessimiste: Ils ne devraient pas faire ça; il me semble que c’est dangereux… Ça me stresse de les voir aller.

L’optimiste: J’admire les personnes qui repoussent leurs limites et les préjugés! Ça me tire une p’tite larme au coin de l’oeil.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.