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Le tour des pays d’en haut, 1er janvier 2020

Tous les moyens sont bons pour faire passer le surplus de tourtière ingérée durant le temps des fêtes. Pour ma part, j’avoue que j’ai un petit faible pour la faire passer en faisant du ski. Ca tombe bien, on vient justement de recevoir une trentaine de centimètres de neige fraîche dans les Laurentides. Le ski de fond hors-piste sera enfin praticable après quelques soubresauts depuis le début de la saison.

Pour l’occasion, je débute la journée sur la Johansen en compagnie de Dominic que j’initiais en ski de fond hors-piste. Dominic est un naturel, son passé de sportif ne laisse en aucun cas transparaitre qu’il en est à ses premières armes en ski de fond. La tempête a vraiment fait du bien aux sentiers. La nouvelle couche de neige qui recouvre la couche de neige durcie nous donne des conditions idéales pour le ski de fond hors-piste. Les obstacle naturels sont bien camouflés et recouverts par la croute sous l’épais duvet qui vient de tomber du ciel. La glisse est bonne et rapide mise à part les portions exposées au soleil en début d’après-midi qui collent légèrement. Le problème sera vite résolu vers la fin de l’après-midi avec le mercure qui redescendra sous zéro.

La portion gelée du Lac Morelle

Nous empruntons pendant quelques instants la Oxford avant de bifurquer dans la Morelle en direction du stationnement de la 370 (en face du Lac Lucerne) ou nous attend notre compatriote Charles. Habituellement, je vis le summum d’adrénaline de ma journée dans une descente rocambolesque… Aujourd’hui ca ne sera pas le cas, le summum d’adrénaline se déroulera sur le lac Morelle, le lac qui ne gèle JAMAIS. Avec ses multiples affluents et ses sources d’eau sous-terraines, la glace de ce lac n’est jamais très épaisse et l’eau en surface est omniprésente tout au long du trajet. Les décharges situées aux abords du lac nous empêchent également de longer le bord à plusieurs endroits. Si vous passez dans le coin, mieux vaut prévoir un autre itinéraire.

Descente dans la Oxford

Dominic qui vient de quitter le Lac Lucerne

Après avoir récupéré Charles dans le stationnement, nous nous dirigeons vers la Dix Lacs en empruntant la combinaison Maple Leaf, Munson et Cook. L’objectif de la journée est de trouver un petit refuge dissimulé aux abords de la Dix Lacs. Les pistes sont dans d’excellentes conditions. Quelques skieurs nous ont précédés et ont tapé la piste ce qui rend la progression plus facile. Le petit nouveau, Dominic, se débrouille drôlement bien, il enchaîne avec les montées et les descentes sans broncher malgré le caractère difficile des sentiers qu’on emprunte.

Dominic dans la Maple Leaf

Charles qui descend vers le lac Cochand

Une fois rendus sur la Dix Lacs, nous partons à la recherche de la mystérieuse cabane. Son existence est incertaine, j’ai appris son existence et son emplacement approximatif via la coiffeuse de Sainte-Adèle. La coiffeuse n’a pas l’habitude de décevoir mais comme il n’existe pas d’évidence documentée de son existence, nous restons tout de même sceptique. La Dix Lacs porte bien son nom, nous enchainons une multitude de lacs, tous avec des paysages à couper le souffle.

Sur un des Dix Lacs

Sur un autre des Dix Lacs

Après avoir cherché l’emplacement exact du refuge, nous trouvons enfin ce que nous cherchions. La cabane porte un nom et il s’agit du Camp Drouin. Une note explicative à l’intérieur explique qu’il s’agit d’un camp privé et non d’un gîte touristique. La note nous invite tout de même à utiliser le refuge avec respect pour nous réchauffer et casser la croute. Fait cocasse, l’affiche à l’entrée du refuge mentionne la note 1 étoile et demi alors qu’une citation de Richard Desjardins affichée sur le mur intérieur prend tout son sens: « Pas besoin d’un 5 étoiles quand y’en a 5 milliards dans le ciel ».

Il se fait tard et le soleil ne tardera pas à se coucher; nous sommes au beau milieu de nul part loin de nos autos. Mes partenaires n’ont pas prévu le coup et ils sont dépourvus de lampe frontale, pour ma part, j’ai ma lampe pour éclairer le groupe. Nous décidons d’enchaîner en vitesse la Mustafa, Bélair et Maple Leaf pour revenir au bercail le plus rapidement possible. Les derniers kilomètres auront été périlleux particulièrement dans les descentes.

Au final, nous avons franchi un peu plus de 18 km.

Le trajet emprunté

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.