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Le tour du trou, 26 janvier 2019

Pour moi, la carrière Miron restera toujours la «carrière Miroc» où Fred Cailloux gagnait l’argent qu’il dépensait en brontoburgers et en parties de quilles.

Depuis cette époque, la plus célèbre carrière de l’île de Montréal est devenue un dépotoir puis, plus récemment, un espace vert assez étrange merci : le parc Frédéric-Back.

C’est un parc en forme de beigne puisque l’immense trou» qui se trouve au milieu reste une «zone interdite» qui ressemble à une base secrète russe dans un film de James Bond.

Étroit et très exposé au vent, le pourtour de l’ancienne carrière est loin d’être un environnement idéal pour une piste de ski.

N’empêche, on y trace une boucle de 7,5 kilomètres qui fait le tour complet du parc.

Je suis obligé de vous dire que c’est un peu «garroché» comme piste.

Entretenu avec un traceur léger, le sentier côtoie de très près une allée pour piétons et ça pose problème. À plusieurs endroits, on se retrouve dans l’allée pour piétons pour contourner des obstacles ; et un peu partout, les marcheurs ont ravagé les sillons.

En fait, je ne me rappelle pas avoir skier dans un décor plus étrange.

Au sud du parc, on passe près de la Tohu et d’un centre de recyclage ; à l’ouest, on glisse derrière la TAZ et le nouveau centre de soccer de Montréal ; et quand on est à la pointe nord-est, on a une vue sur le mont Royal qui donne l’impression de skier après la fin du monde.

Le plus beau coin du parc se trouve toutefois du côté est.

Baptisé «Boisé Est» même s’il n’est pas tellement boisé, ce secteur en forme de plaine a la particularité d’être constellée d’étranges sphères verdâtres.

Non, ce ne sont pas des ovnis. Il s’agit plutôt de capteurs de bio-gaz souterrain, puisqu’on se trouve à cet endroit sur une partie de l’ancien dépotoir qui a été recouvert et réhabilité.

On a eu la bonne idée de tracer un second sentier de ski dans ce secteur, ce qui permet d’admirer de près les fameuses sphères. Par contre, ce sentier avait été totalement ravagé par les marcheurs aujourd’hui ; et j’imagine que c’est pas mal toujours comme ça puisque les piétons empruntent la piste de ski pour aller admirer les sphères.

Voilà à quoi ressemble le ski au parc Frédéric-Back… du moins pour le moment. Comme dans L’homme qui plantait des arbres, le chef d’oeuvre de Frédéric Back, on parle ici d’un territoire en pleine métamorphose… Mais bon, moi je vais attendre quelques années avant d’y remettre les skis!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.