VOS SPORTS:
Publication partenaire

Le Valinouët: aventure saguenéenne en quatre actes – 25 février 2018

Plusieurs croyaient l’hiver terminé au Québec avec la pluie et le verglas de la semaine dernière. Pas au Valinouët où la neige reçue vendredi et samedi a donné un second souffle à la station déjà comblée cette saison.

Après un rêve floconneux d’une semaine dans les stations de l’ouest du pays, je revenais mercredi à Québec dans un cauchemar météorologique. J’avais envie de tout, sauf skier. C’était sans compter sur le message de mon amie Mélissa qui m’invitait à passer un week-end de ski au Valinouët avec sa tribu. J’acceptai sans hésiter.

Quelle bonne décision! Le premier acte de cette aventure débute le samedi. La dizaine de centimètres promis la veille était au rendez-vous. Et il a continué à neiger une bonne partie de cette journée au mercure fort agréable et sans vent. Le Soleil a pris place en après-midi.

Dès l’ouverture des pistes, Mélissa, son fils Thomas et moi nous sommes dirigés vers le versant ouest, ouvert seulement la fin de semaine, pour faire nos traces dans la neige fraîche. C’était tendre sous le ski, rapide, facile même. La matinée s’est ainsi égrenée sans heurt, chaque nouvelle piste offrant toujours un tapis quasi vierge. Il y avait peu de monde en ce samedi pourtant presque parfait.

À midi, le rideau s’ouvrait sur le deuxième acte. Mélissa retournait côté cour vers le chalet situé tout près (ski-in, ski-out) pour s’occuper d’Édouard, le plus jeune. Au même instant, le papa des deux fils, Samuel, arrivait côté jardin. Excellent skieur et bosseur, il m’a fait redécouvrir le versant est. Au menu: pistes à bosses et sous-bois. La neige qui s’accumulait toujours au sol offrait le couvert nécessaire pour skier ces pistes sans difficulté, éliminant l’effet «crunch» sous les planches.

J’ai eu un coup de coeur pour quelques sous-bois: La Yéti, La Simard, La Gauthier et La Ruisseau. Des pistes de niveau facile à intermédiaire avec un couvert ligneux suffisamment dense pour offrir un peu d’adrénaline pour ceux qui adoptent un style de ski agressif. Thomas, du haut de ses sept ans, saura un jour déclassé le paternel. Il nous a suivis partout dans la montagne.

Le Valinouët fait partie de ces stations que j’affectionne. Tous les services sont près des remontées mécaniques. La neige 100% naturelle est de qualité et abondante et le personnel est chaleureux. Même si la montagne a aussi été frappée par des épisodes de pluie, aucune piste n’avait d’endroits à découvert.

Après une journée au-delà des attentes, les comédiens toujours en scène étaient prêts à livrer le troisième acte. Comme le ski sans l’après-ski ce n’est pas du ski, nous nous sommes donc dirigés au bar du chalet pour y entendre l’excellent groupe BDT Blues. Que de l’authentique, photo en prime. Une expérience, je vous dis. Notre trio, accompagné d’autres invités, avons dégusté une bière. D’accord, nous sommes quand même au Saguenay. Quelques bières alors. En vérité, nous avons mis autant d’énergie dans la réussite de la soirée que celle laissée en journée à chaque virage. Ouf!

Il faut attendre le dimanche pour l’ultime acte de la fin de semaine. Je me suis levé avec l’impression d’être un iPhone qui n’est pas resté suffisamment longtemps sur la charge. Le niveau d’énergie ne devait pas dépasser la barre des 50%.

Qu’importe, avec beaucoup de bonnes intentions, j’ai pris la direction de la station rejoindre Samuel et Thomas. Malgré nos efforts, nous avons rencontré quelques irritants. Comme quoi, tout peut basculer en une nuit. Les rafales qui soufflaient au sommet ont forcé la fermeture du quadruple. Seul le télésiège triple était en fonction.

Sur les pistes, la douceur de la neige du samedi avait laissé place à une surface durcie, balayée par les forts vents. Après seulement quelques heures, les conditions météo, plus que les conditions en pistes, ont eu raison de ma persévérance.

La bonne nouvelle, c’est qu’il recommençait à neiger quand je suis parti en fin de journée. Avec encore quelques bordées, les prochaines semaines s’annoncent très prometteuses au Valinouët. Je me donne comme objectif d’y retourner pour le ski de printemps.

En attendant, à la neige, au ski, Cheers! Et surtout, merci à la famille Brown-Bradette pour l’accueil et le partage.

 

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

Vous avez aimé lire cette chronique? Dites-le nous dans les commentaires ci-bas! On aime ça vous lire aussi!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Néron
"Bosses, sous-bois, poudreuse." L’hiver venu, Jean-François répète ces mots comme un mantra. Il aime chasser la tempête pour profiter de conditions optimales. Son plaisir est doublé lorsqu’il dévale les pentes entre amis ou rencontre les “habitués” d’une station, question de découvrir des secteurs moins fréquentés.