Publication partenaire

Little Jay – L’arrière pays de Jay Peak – 07 janvier 2018

6:00 am et le thermomètre de mon char indique -30 degrés Celsius. Heureusement, les prévisions indiquaient un adoucissement de 15 degrés au cours de la journée. Vingt minutes plus tard, je passe chercher Tom (un nouvel initié) pour ensuite rejoindre David à la sortie 106 de l’autoroute 10 à Eastman vers les 8:30.

On est <Set-up> prêt direction Jay Peak, personne aux douanes et le soleil est de plus en plus intense au dessus des cantons enneigés. J’ai hâte, en fait on s’en va pas à Jay Peak. Si on passe la station et continu un peu plus loin, on peut voir que l’arrière de Jay est étiré par une crête (Bowl) qui donne sur un sommet à peine plus haut (Big Jay)  que la montagne voisine. Un troisième sommet est élevé dans l’arrière pays, à peine plus bas (Little Jay) comme le propose la photo ci-jointe.Little Jay c’est mon premier <Crush> de haute-route/hors-piste, on y est allé et retourné plusieurs fois depuis l’an passé. Agréable surprise parce qu’en ce beau dimanche ensoleillé, il n’y avait aucune voiture de stationnée sur le bord de la route. On est les premiers sur place et Tom qui a un bon niveau de ski  n’a jamais fait de hors-piste/haute-route. C’est drôle à formuler mais c’est l’fun de faire découvrir son premier <Crush> à ses amis. J’avais un autre kit avec fixations débrayables pour la montée donc, <C’mon> à bord mon ami on essaie l'<Backcountry> aujourd’hui. On équipe les planches  de peaux de tractions, un côté poils synthétiques drus et l’autre propose une colle sans dépôt pour l’adhérence au ski. Deux attaches de types levier-tension  aux extrémités, on enlève le tout une fois en haut, hop dans l’sac à dos avant la descente.  Je me permet d’ajouter ce détail car je me rend compte que beaucoup de gens de mon entourage me demandent encore comment on fait pour monter.

Une voiture arriva un peu après, un jeune couple en Télémark et ski. On a engagé la conversation et nous nous sommes groupés pour la montée et séparés plus tard. Une chose vraiment <valeur ajouté> c’est que toutes les personnes que j’ai pu rencontrer en montagne, que ce soit Little ou Big Jay, sont vraiment respectueuses et agréables à croiser,<Hi!> les yeux plissés par le soleil qui s’reflète dans la neige.

La profondeur de la neige est d’environ 110cm.

Pour s’y rendre à partir de la route, il ya une marche d’approche d’environ 30-45 min avant de rencontrer une élévation notable du terrain. L’ascension complète elle prend près de 1 heure à 1 heure et demie selon le trajet et le rythme. C’est vraiment beau de retrouver la montagne et la vallée séparant les deux montagnes, on voit la végétation tranquillement changer en cours d’altitude. On a dû chercher un peu car à l’exception des fois passées, il ‘y avait peu ou pas de traces <Skin-tracks>.  Un groupe de 5 personnes nous a rapidement rejoint et à pu nous guider, on était pas loin! L’important c’est de se rendre en haut.

La montée devient aussi intéressante que la descente car on explore et se fascine plus facilement de l’environnement peu fréquenté. Le soleil rayonne sur la neige crystalline, les arbres sont couverts de neige. C’est comme si le vent avait tourné dans le <Bowl> et avait fait de l’art abstrait sur tous les arbres autour. Une surface endurcie par le vent froid  recouvre la neige au sol. Le vent a également travaillé le relief du terrain, c’est assez rapide malgré le fond plus attendri,  la récente surface est tout de même plus dure donc plus rapide à basse température. Il s’en résulte un mouvement de vague car la neige est moins dense sous la plus récente couche durcie. On a pu effectuer les premiers tracés, je regarde mon ami Tom et il a le sourire fendu jusqu’aux oreilles!

Bref le mot d’ordre, on va devoir revenir, hourra! Un adepte de converti. Il y a Big jay et son dénivelé un peu plus escarpé, malgré tout, la pente est plus constante du côté de sa petite soeur qui propose tout de même une descente verticale d’environ 500m. Ce n’est qu’à deux heures et vingt-minutes de la Mauricie, certains trouvent ça fou de faire cette route pour une descente. Pour ma part, je vois ça comme aller faire de l’excursion en montagne, les gens font de la route pour des voyages  de <hiking>. La différence c’est qu’on est en hiver et qu’on a la chance de redescendre en ski.

Pardonnez moi la faible quantité de photos, je n’oublierai plus jamais la Go-Pro dans la voiture.

Bonne semaine, profitez de la neige!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Julien Guay

Mordu de glisse depuis son jeune âge, Julien vous invite à suivre ses récits à travers le Québec, en piste et hors-piste. À l’affût des meilleures conditions, il chasse les bordées et se fixe comme objectif de partager de son mieux son amour du ski dans le meilleur (et parfois le pire) environnement.

Publier un commentaire

1 Commentaire sur "Little Jay – L’arrière pays de Jay Peak – 07 janvier 2018"

Me notifier des
avatar
Félix LeBlanc

HMm intéressant j’ai jamais porté attention à Little Jay mais suis allé quelques fois à Big Jay. La définition du Steep and Deep de Jay selon les endroits. De quoi ont l’air les « pistes » à Little Jay? il y a des fouets ou c’Est plutôt bien nettoyé?

wpDiscuz