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Marathon du ski de Oka, 8 mars 2020

Vendredi 6 mars 21h41

Je viens de faire mon inscription au marathon du ski de Oka il y a quelques heures. Mon ami virtuel, Luc (virtuel car je ne l’ai encore jamais rencontré en vrai), a réussi à me convaincre de me joindre à l’événement. Il s’agira de ma première course de ski de fond à vie. Je devrais être confiant; le ski de fond n’a plus de secret pour moi, j’ai eu la chance d’être initié à la dur sur des skis de bois par mes parents en très bas age et mon niveau de forme physique est au dessus de la normale. Pourtant j’ai le trac;  je ne suis pas certain d’avoir ce qu’il faut pour rivaliser avec les autres fondeurs qui seront présent. Je me débrouille bien sur mes skis, mais je regarde les résultats des années passés sur les Internets et un doute s’installe… Pour essayer de faire diminuer mon niveau de stress parcours la page facebook de l’événement. L’inconfort s’intensifie à la lecture de la présence de Graeme Killiick et Alexis Turgeon. Graeme à  participé aux Jeux Olympiques de PyeonChang et de Sochi tandis qu’Alexis a participé à deux championnats mondiaux junior. Je me demande sérieusement dans quelle galère je me suis embarquée… Avec un gabarit qui fait osciller l’aiguille de la balance près de 250 livres, mes skis intermédiaire, ma cire sans fluor et sans outil pour structurer mes bases, je me questionne: ai-je vraiment ma place dans cet événement?

Mon ami Luc à la fin de son 42km

Samedi 7 mars 10h34

Le jour J arrive à grand pas, la température s’annonce excellente pour l’événement, il fera froid durant la nuit de samedi à dimanche et le mercure oscillera autour du point de congélation pendant la course. Tous les ingrédients sont réunis pour une course sur une neige rapide qui devrait me donner une chance de tirer mon épingle du jeu. Je réalise qu’on change l’heure cette nuit, je devrais mettre mon cadran encore plus tôt pour arriver à temps à la course.

Le damage du parcours s’annonce excellent à quelques minutes du départ

Dimanche 8 mars 8h43

J’arrive sur le site, enfile mon habillement de la journée, collant de course à pied et un manteau d’entrée de gamme. Je ne cadre pas dans le décor, les autres coureurs sont tous vêtus de one piece aux couleurs de leurs clubs respectifs. Beaucoup d’athlètes du circuit universitaire son présent, bref pas beaucoup de pied de céleri ici… Durant le réchauffement, je croise mon idole, Phil Shaw, un fondeur invétéré qui parcours les quatre coins du globe pour y faire des compétitions internationales. J’aurai la chance de partir à ses côtés sur la ligne de départ quelques instant plus tard.

L’alignement sur la ligne de départ

Dimanche 8 mars 9h45

Le coup d’envoi est lancé, je m’élance avec 92 autres participants pour la version abrégé du marathon (21km). Pour moi, la version longue, le 42km sera pour l’année prochaine. Le soleil n’a pas encore atteint son apogée, la piste est ferme mais pas glacé. Les premiers kilomètres sont relativement plat et rapide. Je regarde ma montre entre quelques poussée et ma moyenne frise le 3:00 minutes du kilomètres; un rythme plutôt inhabituel pour moi.

Le départ de la course

J’essaye tant bien que mal de tenir le rythme. Je me fait talonner par Sébastien qui profite de mon gabarit qui lui coupe le vent dans les portions plus exposées. Le mercure augmente rapidement, les côtes sont de plus en plus présente et la piste se dégrade rapidement. Le passage successifs des skieurs rend certaines montées laborieuses.  Les descentes quant à elles sont rapide et sinueuse. Les kilomètres s’engrange au compteur et la fin se rapproche.

Lutte pour une position dans le dernier droit

Un groupe qui arrive à la ligne d’arrivée

Je vois enfin la pancarte qui indique qu’il ne reste qu’un kilomètre à parcourir, je suis complètement exténué, ma montre viens à peine de franchir le cap du une heure. Je donne un dernier coup de coeur pour franchir la ligne d’arrivée.

L’auteur de ces lignes en action

Bien évidemment, l’élite présente aura raflé les honneurs des premières positions. Pour ma part, je suis particulièrement fier, j’ai évité la risée; je termine 37ième avec beaucoup d’autres candidats derrière moi.

Dimanche 8 mars 11h17

Je viens de terminer il y a quelques minutes et le premiers fondeurs du 42km se pointe à l’horizon. Frais comme des roses, Pierre Chauvet et Francis Izquierdo-Bernier, entame un sprint dans les 500 derniers mètres digne d’une coupe du monde de ski de fond. Les deux skieurs franchiront la ligne d’arrivée à une vitesse folle en même temps. Un photo finish sera nécessaire pour déterminer le grand gagnant de l’épreuve maître. Pierre Chauvet aura finalement eu le dessus sur son rival.

J’aimerais prendre un instant pour remercier Bruce McNeil et son équipe pour l’organisation de la 11ème édition. Ce fut un succès sur toute la ligne!

À l’an prochain.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.