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Massif du Sud — 7 mars 2019

Ma dernière visite au Massif du sud remonte assez loin dans le temps… Pourquoi? J’en sais trop rien. Une question d’habitude j’imagine… habitude qui me fait skier selon un parcours coutumier qui inclut le Saguenay, le Bas du fleuve, Charlevoix & la région de Québec de façon assez exhaustive. C’est peut-être le mot «sud» dans Massif du Sud qui m’intimide. Mon ami Paul, avec qui je skie, m’a dit de façon encourageante: c’est comme si tu as laissé le (sic) montagne en jachère pour que tu puisses en profiter au max plus tard. Peu importe la raison, je vais m’arranger pour rectifier le tir; j’ai adoré mon expérience en station aujourd’hui… En fait, mes amis et moi-même avons skié de la presque ouverture à l’ultime fermeture; l’indice d’intérêt est ici assez explicite…

Je n’ai fait que des sous-bois, à l’exception de 2 pistes complètes (en plus des quelques bouts de piste qui m’ont permis d’accéder aux sous-bois). Je me permet d’affirmer que le/la designer de ces derniers est un artiste et un vrai skieur. Tout simplement magnifiques! Très singuliers aussi; je ne me rappelle pas en avoir vu de similaires dans une autre station—c’est peut-être l’ébranchage des épinettes qui leur donne ce look dense au niveau de la canopée et clairsemé en bas… Certains sont exigeants mais ô combien exaltants… Et ils sont très nombreux! L’offre abondante est directement proportionnelle au plaisir que l’on a à les skier…

J’ai adoré la Cathédrale (8), empreinte de majesté; elle porte bien son nom… Dans la Skinusite (17), j’ai particulièrement apprécié le panorama (en plus du ski, il va sans dire). Dans la Criminelle (13b), à l’extrême gauche, il y avait encore de la neige meuble à tracer! Et la dernière bordée date un peu… La Polaire et Bipolaire offrent différents niveaux de difficulté, dépendamment d’où on se lance; le concept est brillant… 

Il fait sacrément froid aujourd’hui; c’est probablement la raison pour laquelle il y a peu de gens à la montagne—j’ai les sous-bois à moi tout seul… Peut-être sont-ils apeurés par le fameux facteur éolien tant mis de l’avant par nos services météo? Je serais tenté de leur répondre que le facteur éolien, c’est un peu comme un voisin gonflable; c’est impressionnant à priori, mais tout ça n’est que de l’air finalement… 

Même si les sous-bois avaient reçu beaucoup de visite, ils étaient encore très agréables à skier… pas de glace et encore de la belle neige molle, autrement dit. Je n’ose pas imaginer ce que ça doit être les lendemains de tempête; je crois maintenant comprendre l’engouement des «Vendredis de poudreuse». Pour ce qui est des pistes, mon analyse est moins crédible—je ne les ai que peu fréquentées… Ce que je peux dire, c’est que je n’ai pas vu de plaques glacées, sauf dans la Promenade (16) à 2 endroits. Ça s’explique probablement par l’importante exposition aux vents dominants… En général, mes amis les ont très bien cotés.

Je partage le ski aujourd’hui avec mes amis Paul et Paule, un couple d’américains originaires de Ding Dong au Texas… Ils sont enchantés par leur sortie; ils n’ont pas souvent la chance de skier dans des conditions aussi propices…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.