VOS SPORTS:
Publication partenaire

Mont Alta, nombril de semaine en poudreuse, 8 janvier 2020

Outre les très vaillants skieurs qui sont allés profiter de la neige dans l’est du Québec, rares sont ceux dont les spatules ont pu bénéficier d’une bonne quantité de neige fraiche depuis le début de la saison. On le dit partout, les flocons naturels sont plus rares et malgré quelques petites bordées ici et là, très peu de domaines skiables sont ouverts à 100%… encore moins en hors-piste!

C’est l’avantage du Mont Alta, à Val-David: grâce à un entretien impeccable des pistes dans la saison verte, la quantité de neige nécessaire à rendre les pistes praticables est assez minime. Ouverte à ses membres depuis le 31 décembre 2019, la montagne a défoncé l’année avec juste ce qu’il faut de neige pour pouvoir s’amuser presque partout, à l’exception de certains sous-bois plus accidentés et des secteurs les plus abrupts -oubliez le premier pitch de l’Olympique, disons!

Généralement, quand je me rends à Alta, je fais ma première remontée par la piste familiale bordant le domaine en ouest et j’utilise le sentier d’ascension plus direct pour les remontées suivantes… mais cette fois-ci, la lumière était si jolie que je voulais profiter de ces petits instants de poésie visuelle, alors que de rares souffles de vent délogeaient les flocons posés délicatement sur les branches des arbres, le tout glissant sur des courants invisibles, à travers les rayons du soleil. Cette impression d’air scintillant est pour moi aussi magique que les fameux pieds-de-vent, ces rayons de soleil qui percent à travers des nuages sombres. Tout aussi difficiles à capturer en image, on préfère les imprégner dans notre tête, à défaut de notre carte mémoire!

Au sommet, la vue sur la vallée s’offre à ceux qui prennent la pause de transition nécessaire au départ vers le bas. Seule exception, les skieurs qui grimpent en ski de fond attendent patiemment leurs comparses équipés de plus larges spatules alors que ceux-ci s’affairent à retirer les peaux d’ascension.

Tous les skieurs présents s’élancent vers la piste dont le choix a été médité au cours de l’ascension. Lors de mon passage, une dizaine de glisseurs en tout genre étaient présents. De l’habitué à l’abonné qui effectue sa première visite pour étrenner ses récents achats, tous étaient satisfaits de la couverture neigeuse.

Pour ma part, mon coup de coeur est double: les magnifiques nouvelles affiches de noms de pistes réalisées par Louis Pelletier, et la descente dans le Boulevard/Papoos. Oui, dans certains virages on sent la petite croute cachée sous les 10cm de poudreuse, mais rien pour se faire peur… et skier sur de la neige naturelle, c’est incomparable! Les prochains jours risquent d’apporter une bonne quantité de neige à la montagne: malgré le redoux annoncé, les centimètres supplémentaires recouvriront les défauts et il y a fort à parier que dès lundi, de nouvelles traces feront leur apparition sur le domaine skiable!

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

Vous avez aimé lire cette chronique? Dites-le nous dans les commentaires ci-bas! On aime ça vous lire aussi!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Geneviève Larivière
Diplômée en communications et en géographie (Université Laval), Geneviève est avant tout photographe. Sa facilité pour la rédaction de textes l'a menée directement au photojournalisme. Sur les pistes de ski, elle conjugue ses passions pour la photo et les sports de glisse, toujours en quête du cliché du jour.