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Mont Comi: comme un hiver d’antan, un vrai! — 17 avril 2017

Je pourrais débuter ma chronique en mère culpabilisante: «Mais où étiez-vous? J’espère que ce n’était pas devant le Nintendo»… ou comme un père autoritaire: «Les absents ont toujours tort». Ou comme un animateur mythomane de la radio-poubelle de Québec: «Je sais de source sûre qu’ils ont dynamité les nuages pour faire tomber la neige de façon aussi drue».

Mais non… rien que les faits, objectifs, sans émotions fortes ou tremblotantes, c’est bien assez. Incroyable, mais suffisant…

Tôt le matin…

On était sur place, à Saint-Donat (de Rimouski, le «vrai»), ma blonde, mes amis et moi-même pour le week-end Pascal. Pour skier. On en a eu plein la panse. Et on préparait tranquillement notre départ ce lundi vers Québec. Bon, les rumeurs de neige ont fait changer nos plans; on s’est dit qu’on allait profiter d’une heure ou deux de ski avant de rentrer. C’est en se levant le matin que notre barque a littéralement chaviré! Il était tombé une dizaine de centimètres de neige et ça continuait! (Il a dû en tomber plus d’une quinzaine au courant de la journée). Ainsi on a décidé de rester… et de se garocher à l’ouverture pour profiter des first tracks. Pincez-moi quelqu’un… Encore une fois, on a skié jusqu’à la fermeture…

Caro en Sous-bois III

Rod, idem, avec ses bottes de neige

Dans ma chronique de samedi dernier, j’étais médusé, fasciné, subjugué par les sous-bois — ma gang aussi d’ailleurs. Ben, ça ne change pas beaucoup; idem pour ce lundi. Sauf que là, on flottait, comme sur un nuage. Et la neige recouvrait les traces de ski comme pour nous faire douter de notre propre existence. Et pour notre plus grand bonheur; on a pu refaire des first tracks qui étaient en réalité des second, third ou fourth (etc) tracks. Je ne sais trop quoi dire de plus. Flottabilité, suspension, soie, légèreté, souplesse, délicatesse, voilà. Mettez une couple de verbes et d’adjectifs… et on s’approche de la vérité. Je dois aussi ajouter que parfois, rarement, après une prise de carre ou à un endroit particulièrement venté, on sentait le fond durci. Très peu, juste assez pour mettre un peu de ying dans le yang.

Ça c’est du sous-bois!

En haut de la montagne, on se sentait exactement comme si les nuages étaient à portée de main. Tout était blanc. Les conifères ressemblaient à de gros choux-fleurs… Quand il y avait un peu de vent (surtout en début de matinée) on se serait cru dans un blizzard… himalayen — cet énoncé pourrait refléter une sorte d’influence relative aux nouvelles «vérités subjectives ou alternatives»; mais non, c’est juste pour faire image. Sans blague, regardez les photos et jugez-en par vous-même…

Choux-fleurs

Caro traînant sous le pont

J’en ai profité pour échanger quelques mots avec Monsieur Roussel, chic type parmi les chics types & propriétaire de la station. Je sais maintenant qu’il ne faut PAS RANGER NOS SKIS. LE MONT COMI SERA OUVERT LES WEEK-ENDS JUSQU’AU 7 MAI. Bien sûr, ça dépend aussi de la météo. Si ça se concrétise, on atteindra la 100e journée! En terme de quantité de neige, rassurez-vous. Ce n’est pas demain la veille que l’on verra le fond.

Je dois maintenant vous laisser et m’occuper de mes vieux muscles; je vais me chercher un pinceau pour m’enduire le corps d’un mélange de Tiger Balm, de Kwan Loon Oil, d’Antiphlogistine et d’acétone (pour faire pénétrer plus vite)…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.