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Mont-Garceau, 2 février: Neige fraîche en abondante!

Bon, let’s go les filles!

Les deux fillettes de 6 ans de l’équipe de compétition nous tiennent compagnie dans la remontée. D’abord silencieuses et timides avec deux étrangers (dont un barbu), elles finissent par jaser un peu. Après quelques instants, elle ne se taisent plus. Elles racontent que bla, bla, bla… Moi, je voulais seulement les mettre à l’aise après que leur entraineuse nous ait demandé de les laisser monter avec Pat et moi. Je vous jure que si on avait eu un dénivelé plus haut, j’aurais su ce qu’elles mettent dans leurs céréales le matin. Elles sont b’en fines, les petites, mais vivement le débarcadère; la neige est à rêver et mon excitation ne se calme pas depuis la première descente!

Ah, les démos…

Je ne m’y attendais pas, mais quand j’ai vu les gars et la fille monter leur tente devant le chalet j’ai tout de suite compris la patente: je ne vais pas user mes skis aujourd’hui. Ils me verront la face souvent ces trois techniciens-là. Pat est impatient de réessayer les RaceTiger tant convoités. Sur neige très dure il sait qu’ils sont solides. Le seraient-ils trop sur neige molle? B’en non! Mon chum est heureux. Il file une lune de miel qui dure depuis un an avec les RaceTiger. Il ne lui reste plus qu’à en acheter une paire! Moi, j’essaie du matériel varié. Mon pire choix: des Rossignol Hero Elite ST Ti. Le problème ce n’est pas les skis, c’est moi. Je n’ai pas la puissance pour les garder courbés jusqu’à la fin du virage. Les ligaments du genou droit me brûlent. Pas bon signe.

Côté sous-bois

C’est là qu’on s’est le plus amusés, dans les sous-bois. Peu skiés et couverts de neige ultra légère et abondante, ils nous mettent au défi. Rien à craindre, cependant. Le fond est mou et on trace encore de tout bord, tout côté. On y est venu tardivement et on le regrette. Déjà fatigués d’une longue journée à essayer des skis et en les poussant le plus qu’on peut, force est d’admettre qu’on ne fera pas 50 descentes en forêt. La qualité et la quantité de neige y sont au rendez-vous. Pat préfère le damé. Moi, je suis dans mon élément « sauvage ». Pas que ce soit facile, Basile. Sauf que je suis en pleine gloire, Magloire!

S’avouer vaincu

Après avoir donné pas mal tout ce que j’ai, vers 15:00 je dois admettre que mes limites sont atteintes. Un dernier soupir et quelques sueurs dans un sous-bois et c’est le temps de plier bagage. Je m’en veux toujours un peu de partir quand les conditions sont si remarquables et généreuses. Un petit brûlement dans le genou, une raideur dans les cuisses, une soif qui me tourmente: me semble que je suis encore bon pour une petite dernière… B’en non, la petite dernière, c’est celle-ci. Pas la prochaine. De toute façon, le trafic qui nous attend sur la 15 nous laissera bien le temps de souffler.

P.S: Demain c’est dimanche. Après la messe de 6:00, filez dans Lanaudière car le ski y est absolument parfait! Moi j’y serai seulement en pensée; manquer la commémoration du premier anniversaire du décès de ma mère serait mal interprété dans ma famille. Ils ne me comprendront jamais…

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.