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Mont Gleason – 3 février 2019

«Le Mont Gleason? Ça tombe bien, c’est sur notre route!» C’est ce que j’ai répondu à mon ami Émile Cochand (vous connaissez?), qui discourait à propos des mérites de la dite station.

En compagnie de ma dulcinée, je me suis rendu à la montagne pour y rencontrer le beau-père, mais aussi, bien sûr, pour y skier, le lendemain d’un souper de famille assez bien arrosé. «On avait pas bu trop de tisane» comme l’aurait dit Renaud…

J’étais bien placé pour savoir que les conditions allaient être bonnes, en ski, puisque j’avais conduit de Québec à Sherbrooke dans des conditions vraiment médiocres, dues à la neige, la poudrerie, la glace noire, les carambolages, alouette, etc.

Effectivement, les conditions, diamétralement opposées à celles de la route hier, étaient excellentes. Mou en surface, sur un fond dur, attribuable aux précipitations  des derniers jours. On a remarqué une chose—est-ce approprié?—la neige du côté est était plus meuble que du côté ouest. Dans les sous-bois, j’oubliais de le préciser. Dans les pistes, c’était similaire…

On a bien aimé les sous-bois: Le Yéti, Le Luggen, Le Ruisseau, Le 5 à 7, L’Odyssée, La Secrète… pis la Denis Lacoursière aussi. 

Il y avait un monde fou; à notre arrivée, ça se bousculait presque aux remontées… Fallait composer avec une certaine attente, rien d’anormal pour un week-end, à mon avis. Beaucoup de petites familles et de marmots aussi, partout, dans la montagne. Fort sympathique, l’ambiance…

Comble de malchance, la remontée principale—La Laurent Lemaire—est tombée en panne en après-midi. Ça arrive dans les meilleures familles. Bon… il nous a fallu composer avec ça. La remontée double s’est retrouvée avec une affluence démentielle, jusqu’à ce que la direction ait pris la sage décision d’ouvrir les arbalètes. Ouf, ça a apporté un peu de répit à cet atmosphère immobilisée… Puis, éventuellement, la remontée principale a été remise en fonction.

Dans tout ça, ma seule déception, c’est de ne pas avoir été mis au parfum de la situation: j’aurais aimé que la communication soit plus fluide, que quelqu’un nous indique ce qui se tramait lorsque l’on attendait à la Laurent-Lemaire… Il a fallu s’en rendre compte par nous-mêmes et battre en retraite vers l’autre remontée. Bah. Faut relativiser; personne n’attendait pour une opération à cœur ouvert ou une chimiothérapie… La station, très fair play, a gracieusement distribué des blocs de 4 heures, pour se faire pardonner ce problème technique imprévisible.

J’ai constaté que les sentiers d’ascension (en peau de phoque) étaient très prisés… J’ai même eu un petit instant de regret; pourquoi n’avais-je pas apporté mon matériel de type touring? J’aurais aimé en profiter. Ce sera pour la prochaine fois. En bottes de cuir et en 3 pin, svp.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.