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Mont-Rigaud, 9 décembre: Small is beautiful!

Le p’tit gars parle fort, par moments très fort. Sa voix de lutteur de sumo brise le calme de la cafétéria. Il dévore un hot-dog gros comme mon pied. Ça a l’air bon si on en juge par son expression allumée. Ses parents, calmes et silencieux, ne semblent pas remarquer le festin qui se déroule sous leurs yeux. Le p’tit n’a pas plus de 6 ou 7 ans mais clairement, il vit intensément! Je me laisse tenter par un hot-gog du même genre, style européen plein de choucroute. Gros pain. 3$, le deal de la place. Ça remplit et ça satisfait mon appétit de gars qui est monté au sommet par ses propres efforts. Coudonc, mon p’tit chum à la voix tonitruante l’a mangé au complet son hot-dog!! Oh, la frite aussi! Sur le bord de sa bouche ketchup, moutarde et relish témoignent de ses aspirations gourmandes.

La station aux grandes ambitions et aux courtes pistes est devenue au fil des ans un incontournable du circuit de ski aux alentours de la métropole. Quand on y est, on comprend pourquoi. En opération en toute saison, elle offre vélo de montagne, fatbike, raquettes, ski (!), festival des couleurs et randonnées pédestre. S’ajoute à cela un nouveau sentier d’ascension multi-fonction (vélo, raquette, ski de randonnée) qui prend environ 4 km pour grimper jusqu’au sommet. De là, on redescend par les pistes. La pente générale du sous-bois d’ascension est trop faible pour permettre la glisse.

Je fais une ascension vers 15:30. Dans la pénombre de cette fin d’après-midi sans soleil, la sensation de solitude est bien sentie et apaisante. Les pistes sont proches et pourtant peu ou pas visibles. La neige est profonde. Je me trimballe entre le sentier damé par une motoneige et des raccourcis que je crée moi-même et qui me laissent caler jusqu’à mi-mollet. Qui aurait cru faire du touring au mont Rigaud…

La station du Mont-Rigaud est simple, accueillante et toujours en parfait état. C’est surtout après le travail que j’aime y venir faire quelques heures de descente. Il y a peu d’achalandage et il n’y a pas de circulation monstre à affronter, la station étant située à l’ouest de Montréal. Le charme familial et l’atmosphère tout à fait sans cérémonie en font une destination de choix. Bien campé au dessus de la vallée de l’Outaouais, le sommet nous laisse croire que nous skions de bien plus haut qu’on ne le fait en réalité. De certains points de vue, c’est plutôt spectaculaire. Le propriétaire, Luc Élie, est un skieur et ça paraît; ce qui domine ici c’est la glisse et l’esprit du plein air. Pas le développement immobilier.

J’ai bien choisi ma journée pour ma première visite cette année. J’y reviendrai!

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Patrick Teasdale
Patrick Teasdale aime beaucoup jouer dehors. Télémarkeur depuis longtemps, il explore maintenant les possibilités du ski de randonnée alpine. Il troque volontiers sa pagaie groenlandaise ou ses skis pour une tasse d'excellent thé vert japonais. Un brin poète et idéaliste, il ne demande qu'à être émerveillé par une trouée de lumière, un chant d'oiseau ou une lame de neige. Il aime soigner ses chroniques et ses photos.