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Montagne noire, 21 avril 2018

Nous sommes le 21 avril, bon an mal an, on ne skie généralement plus dans des conditions hivernales. À cette période de l’année, particulièrement en hors-piste, le ski laisse tranquillement la place au golf et au vélo à défaut d’avoir des conditions adéquates à se mettre sous la dent. Par contre, la saison 2017-2018, semble vouloir s’accrocher pour encore quelques semaines. De passage à la montagne Noire cette après-midi, j’ai été très déçu par l’achalandage sur les pistes. De nature plutôt solitaire, je ne recherche pas les foules, au contraire, je préfère avoir les pistes à moi seul. Le stationnement de l’inter-centre, aujourd’hui, était dessert ; malgré le soleil radieux et une température enfin digne du printemps, les skieurs ne se sont tout simplement pas pointés.

 

Plusieurs personnes perçoivent le ski comme un sport d’hiver. Le ski n’est pas un sport d’hiver : c’est un sport de neige ! Lorsque la neige est là et que les conditions sont propices il faut sortir les skis. J’imagine que les gens préfèrent skier une date sur le calendrier plutôt que de skier la neige qui est au sol en ce moment ! Je sais que la métropole est sur le gazon depuis belle lurette, mais détromper vous, la neige est toujours bien présente dans le nord. Comme une image vaut mille mots, voici le banc de neige qui bordait mon entrée à mon départ ce matin.

C’est pas moins d’un bon metre de neige qui m’attendait à la base de la montagne lors de mon arrivée. Depuis quelques années je silionne les montagnes laurentiennes afin d’étendre au maximum mes saisons de skis. Malgré de nombreux essais, je n’ai jamais réussi à skier sans découvert au mois de mai. Si la tendance ce maintien, malgré la canicule annoncée cette semaine, nous devrions être en mesure de renverser la tendance.

Le but, aujourd’hui, était se skier la zone télémark à la base du refuge le Mésangeai.

Malgré un départ tardif et une température ambiante bien au-dessus du point de congélation, l’ascension s’est faite dans des conditions semi-printanières. Tantôt crémeux, tantôt croquant, les surfaces les moins exposées ne semblaient tout simplement pas vouloir dégeler. Les précipitations de la semaine ne sont pas encore totalement transformées en neige de type « gros sel ».

Bien que ce secteur soit moins fréquenté que le secteur au pied du lac Lézard, j’ai été surpris et agréablement surpris de voir que seulement une paire de traces m’avaient précédés depuis les dernières précipitations. La couverture complète à rendu la descente très agréable quoi que j’aurais pris une surface un peu plus molle à certains endroits.

Au final, j’aurai croisé un seul skieur dans l’ensemble de mon périple et une poignée de randonneurs. Où étiez-vous aujourd’hui? Ne me chercher pas demain, je retournerai voir la voisine de la Noire, la montagne Blanche, qui devrait avoir des conditions similaires.

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Marc-Antoine Brissette
Fils illégitime du défunt Prof Bof, Marc-Antoine est passionné par deux choses: la neige et la science. Lorsqu'il n'est pas sur ses skis, il passe la majorité de son temps dans son garage à confectionner des skis, des canons à neige maison ou tout autre item que la majorité des gens normaux ne croit pas possible à réaliser. Vous serez peu étonné d'apprendre que Marc-Antoine travaille dans un hôpital psychiatrique; qui se ressemble s'assemble...