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Montagne Saint-Pierre, La Rédemption 9 janvier 2018 — En veux-tu en v’la, plus encore que dans les fantasmes…

En collaboration avec Caroline

Ce matin-là, il neige, pour faire changement. Pis y fait frette… On est sorti de notre cozy tiny house de Sainte-Flavie (je sais, ça fait péteux) à grand coup de pieds au derrière, une motivation comme une autre lorsque la météo nous commande de rester au pieu…

On prend la route vers La Rédemption, histoire de skier la Montagne Saint-Pierre. IIssshhhh… la route est mauvaise. Mais ça augure sacrément bien. Les congères dissimulent bien les panneaux routiers…

Larry à l’œuvre…

En arrivant, on est accueilli par Larry… Larry Dampxion (nom fictif pour préserver l’anonymat). Un vrai déneigeur, pas un apprenti souffleur de verre; on était bien content de le voir… On allait pouvoir stationner la voiture sans la garer dans l’banc de neige… Chic type; il est même repassé plus tard pour re-déneiger — j’avais vraiment peur de ne pas pouvoir sortir de là, étant donné le rythme auquel la neige tombait.

L’approche est un peu longue, mais ça ajoute au plaisir et à la fébrilité. La piste est visible, malgré la neige et le vent. Faut d’ailleurs être attentif; la signalisation est un peu chiche… pis au ras de la neige… ça la rend une peu difficile à voir.

La neige est très abondante comme dans IMMENSÉMENT abondante… «On dirait la Vallée des fantômes» dixit Caro… mais avec un peu plus de neige…

On a bouffé nos sandwitches frettes au frette… On rêvait d’une petite cabane pour se protéger du froid et du vent…

Sandwich «frette»…

On s’est bien débrouillé avec des demi-peaux; c’est bon pour 85-90% du trajet… ici ou là, c’est un peu plus difficile. Avec les peaux entières, c’est 80% de la piste qui est un peu plus ardue. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre…

Question qualité de neige, c’est au poil… La neige fraîche s’est déposée sur un fond de neige un peu compactée. Il était nécessaire de travailler l’équilibre; un peu plus de poids en avant et crac! par dessus les guidons… un peu trop de poids sur le ski arrière et paf! spatule enfournée (tip dive). Fallait être équilibré, comme en toute chose dans la vie. Curieusement, ça skiait bien avec les vieux et longs Tua… pas de rocker, long rayon (des skis pleins de trous, comme de vieux bas).

Comme de vieux bas

Avec les Zag — skis freeride/rando — on en a pris plein la gueule (je parle pour moi). On a skié la «i»… On voulait entreprendre la «y» mais la skin track n’était plus apparente… On a essayé, mais on s’est retrouvé dans une impasse.

On est revenu à la noirceur. Le sentier du retour est agréable; c’est un faux plat descendant, en partie dégagé, en partie en forêt.

On est reparti, sans problème. Crevé mais comblé…

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la cherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.