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Opération casse-croûte, 24 janvier 2019

Quand je me suis levé ce matin vers 8h, il pleuvait pas mal fort à Lac-Supérieur et me suis dit que j’avais passé la nuit dans les Laurentides en pure perte.

Mais bon, tant qu’à être là…

J’ai donc patienté deux heures et, comme le prévoyait Météomedia, la flotte a fini par se transformer en flocons de neige et j’ai pris la direction d’un endroit que je ne connaissais pas la vieille : le parc de la Fourche de la Diable.

C’est l’avantage de se lever dans les Laurentides ; on se pose moins de question avant de partir faire une randonnée quand on a dix minutes à faire en auto pour se retrouver à l’entrée d’un sentier.

J’ai choisi le parc de la Fourche de la Diable pour une raison très simple : le sentier de ski et de raquette qui le traverse m’avait l’air plus plat que les autres destinations des environs.

L’entrée de ce parc se trouve au bout du chemin La Boulée Ouest, à Lac-Supérieur. On trouve là le strict minimum : un espace de stationnement et une pancarte au départ d’un sentier long d’environ 7 kilomètres tracé dans un coin de forêt isolé.

L’idée de faire une randonnée sur le plat était la bonne parce que les conditions étaient pas loin d’être épouvantables.

En gros, j’ai skié dans de la neige «crème brûlée». Après la pluie et un léger refroidissement, une mince croûte glacée recouvrait une épaisse couche de pâte molle complètement gorgée d’eau dans laquelle je m’enfonçais jusqu’à mi-mollet.

C’était tellement pénible de «casser la croûte» en marchant comme en raquette que j’ai failli renoncer après une vingtaine de mètres…

Mais bon, tant qu’à être là…

J’ai bien fait de persister parce qu’une bonne nouvelle m’attendait environ un kilomètre en forêt. Je suis alors arrivé à une intersection où le sentier que je suivais rejoint le tracée de la Grande Boucle de Tremblant, un vaste projet visant à créer un sentier de randonnée formant une boucle de 88 kilomètres à l’est du mont Tremblant.

À partir de là, le sentier est devenu plus large et plus agréable à skier. La couche de neige molle était moins épaisse parce que le sentier semblait avoir été bien tapé par un véhicule après la tempête de la fin de semaine.

Résultat : j’ai pu me mettre à glisser sur mes skis et j’ai parcouru le sentier jusqu’au point où il forme une boucle avant de rebrousser chemin vers mon point de départ.

Pour une fois, j’étais content de revenir sur mes pas ; la glisse était bien meilleure dans les sillons très nettes que j’avais laissé derrière moi.

Ça m’a permis de faire un deux ou trois kilomètres de ski «normal» par une journée de conditions surréalistes.

Je peux donc faire une affirmation : le parc de la fourche du Diable est un bon endroit pour faire du ski nordique quand les conditions se compliquent puisqu’on y trouve un sentier large et ne présentant aucune difficulté.

Bref, on ne parle pas d’un plan A. Mais comme plan B, ça fait la job !

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.