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Owl’s Head, grand vent de fraîcheur – 13 janvier 2019

La demeure du hibou a définitivement changé depuis la saison précédente. Les nouveautés n’en finissent plus : chalet complètement rénové, offre culinaire actualisée, système d’enneigement dernier cri, gestion automatisée du service de billetterie, et j’en passe ! Bref, tout a été mis en place pour favoriser la fameuse « expérience client ».

Qu’en est-il des pistes ? Même là, on s’est éclaté le budget ! La Lilly’s Leap a été drôlement bonifiée. Elle est complètement ouverte sur la partie du haut. Le regard est de plus en plus concentré sur le paysage, au détriment du premier virage ! La chaise verte, ce vestige historique servant de portrait aux photos du sommet, n’existe plus. Les pièces souvenirs ont déjà été liquidées. Sous cette ancienne remontée, l’inclinaison du passage de la Colorado à travers Memphré a été diminuée. Peak n’existe plus, fusionné avec Centennial (photo de couverture).

Pour le reste, ça demeure une bête à apprivoiser au fil de la saison. 28 pistes sur 52 étaient ouvertes aujourd’hui. Avec 39 cm dans les 7 derniers jours, le haut est intéressant et la plupart des options sont offertes avec des belles conditions damées. Il y a aussi eu de l’investissement du côté de l’entretien mécanique. La qualité de la neige m’a agréablement surpris. Ce n’était pas du tout glacé même après avoir été skié plusieurs heures.

Les sous-bois demeurent fermés. Le télésiège du lac est également hors d’usage pour l’instant, on m’assure qu’on y travaille. Le bas de la montagne est donc un peu hypothéqué, car pour faire Upward Trail et Lake View, il faudra être créatif ! En ce dimanche de compétition, ça n’a eu aucun impact sur l’achalandage, on a fait du « monte / descend » à chaque coup via le main quad ou la chaise noire.

On va se le dire, depuis quelques années, on se présentait à cette montagne comme on rendait visite à notre grand-mère réconfortante. C’était toujours un plaisir de la revoir, mais on avait un petit pincement au coeur. On voyait littéralement vieillir sous nos yeux un endroit avec beaucoup de potentiel, dont l’âme s’éteignait lentement. Le changement de garde arrive à un juste moment, où l’industrie du ski demande d’être créative plus que jamais.

Chose certaine, les nouveaux proprios n’ont pas eu peur de brasser la cabane. Dévaler le sommet avec ces petits ajustements est encore plus intéressant. À maturité, les changements majeurs présents et futurs indiquent à mon petit doigt qu’on va avoir pas mal de fun. Bientôt, on ne parlera plus d’Owl’s Head comme étant le secret le mieux gardé de l’Estrie. Ce sera plutôt une destination qui n’aura rien à envier aux autres.

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-François Harrington
Skieur de 33 années d’expérience, le Valinouët a littéralement fait son éducation. Bonnes habitudes acquises au jeune âge, ce chasseur de neige bouillonne la veille d’une généreuse bordée. Donnez-lui le choix entre la montagne enneigée ou la plage ensoleillée, il optera pour le dénivelé boisé, vous suggérant au passage de prendre la même décision!