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Parc national du Mont Orford, 22 décembre 2019

Avec les récents caprices de dame nature, les endroits pour pratiquer le ski de fond sont plutôt rares. Une poignée de centres de ski de fond ont survécu à la douche froide qui s’est récemment abattue sur la majorité du Québec. La dernière chute de neige a laissé un maigre 5-10 cm au nord mais quelques centres au sud semblaient avoir tiré leurs épingles du jeu. J’ai donc pris la direction du parc national du mont Orford pour aller voir les conditions de plus près.

Véritable Mecque du ski de fond en période hivernale, le parc national a bien peu de chose à envier aux autres centre de ski du Québec. Les installations sont à la fine pointe de la technologie. Le centre d’acceuil Le Cerisier qui sert de pavillon principale est vaste et bien aménagé. On y retrouve entre autre une cafétéria pour y casser la croûte avec un vaste choix ainsi qu’une salle de fartage qui répondra aux critères des plus capricieux.

Les pistes des skis de fond sont réparties sur deux secteurs majeurs; le côté Est et le côté Ouest. J’ai tenté ma chance en « skating » dans la piste phare du côté Est, la #1. En été, cette piste est une route asphaltée,  le relief est donc très égal et le manque de neige ne se fait pas vraiment ressentir. Les sillons de classique recouvrent à peine la surface tandis que le centre de la piste doit avoir au maximum 5 centimètres d’épaisseur bien compacté. La largeur de la piste est phénoménale et l’espace est plus que suffisant pour permettre les dépassement ou le croisement d’un skieur en contre-sens au pas de patin. Mis à part un ou deux endroits précaires, les conditions sont somme toutes bonnes.


Bien que la piste soit classée facile, le dénivelé est omniprésent tout au long du parcours. Le paysage est tout sauf monotone, on succède les plans d’eau de l’étang aux Cerises, l’étang Fer-de-Lance pour finir au lac Sutckley. Plusieurs refuges sont disponibles pour prendre une pause ou pour se délier les jambes tout au long du parcours. C’est notamment le cas pour la Grande-Halte. Un grand refuge tout équipé à l’extrémité du parcours.

Du côté ouest, j’ai testé la piste #2 en classique cette fois, question de renouer avec cette technique. Encore une fois, les conditions sont bonnes et le manque de neige ne se fait pas vraiment sentir. Étant donné les températures clémentes, l’affluence est significative dans la majorité des pistes sans toutefois nuire à la circulation.

Au final, ce fût une journée presque parfaite. Le seul point négatif, sera mes rencontres (3x) avec des motoneiges (de la Sépaq) sur les sentiers. Ceci est sûrement du à ma sociabilité restreinte, mais je n’aime pas trop les bidules à moteur qui puent l’essence lorsque que je pratique un sport de plein air dans un parc national dont la mission est de préserver les écosystèmes de l’exploitation forestière, minière et hydroélectrique. À la défense de la SEPAQ, les motoneiges sont sûrement utilisées pour récupérer les cyclistes aux pneus surdimensionnés qui se blessent dans les sentiers 🙂

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.