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Skimo et course en sentier: continuer les ascensions… en espadrilles

13 octobre 2017 | Chronique, par Julien Yamba
Photo Perrine Albert

L’hiver 2016-2017 est déjà loin derrière nous et avant de se plonger dans le prochain, il est bon de faire un bilan afin de tirer des enseignements de la période qui vient de s’écouler, pour mieux se projeter dans les prochaines semaines à venir. Le matériel, l’entrainement, les courses sont autant d’aspects découvert l’hiver passé. Mes grosses ambitions de novembre dernier ont parfois accouché de résultats moins brillants, voire d’échecs… revenons plus en détail sur ces aspects pour ne pas reproduire les mêmes erreurs!

L’heure du bilan

Lorsque je me suis lancé dans la pratique du skimo à l’hiver 2016-2017, je n’ai pas pu m’empêcher de me fixer d’ambitieux objectifs à atteindre… grossière erreur! Lorsque l’on débute ou explore un nouveau sport, le but principal est de se faire plaisir, de s’initier, et non de viser à performer. Le compétiteur qui sommeille en moi n’a pas appliqué ces principes de base: je m’étais fixé trois sorties minimum par semaine, 20 000m de dénivelé par mois, de décembre à mars. Au moment de faire les comptes, j’enregistre 540km parcourus sur 60 000m de dénivelé, pour la période de fin novembre jusqu’au mois de mars. Finalement, je me rends compte que ce n’est pas trop mal pour une première saison!

Adapter sa pratique

De décembre à avril, la saison d’hiver peut être longue, et il est d’autant plus nécessaire de bien planifier cette dernière. En début de saison, les températures sont clémentes, l’euphorie et l’excitation règnent, et il convient d’en profiter. C’est ce que j’ai fait! J’ai mis à profit le congé des fêtes pour faire du volume, skier tous les jours et profiter des disponibilités en journée pour skier avec la lumière du jour. En regardant de plus près les sorties, décembre et janvier ont été très intenses pour ma part, alors qu’en février j’ai eu un « coup d’arrêt », tandis qu’au mois de mars, ma motivation était déjà tournée vers la saison de trail running et la première course planifiée en France, au mois d’avril. J’ai adapté ma pratique lorsque le froid s’est installé en février. Il faut éviter les longues sorties en soirée au profit de sorties plus courtes, spécifiques, par exemple faire des intervalles en côtes en privilégiant l’intensité, si possible en journée lorsque le soleil est au plus haut. Enfin, ne pas hésiter à recharger ses batteries en prenant une pause, parfois forcée lors d’un épisode de grippe, ou volontairement afin de se reposer pour revenir plus en forme.

Même terrain de jeu, moyen de locomotion différent

Course à pied et ski de randonnée sont rarement associés car, comme vous l’aurez, remarqué il s’agit de deux sports distincts dont les points communs sont à prime abord, peu évidents. Pourtant, si l’on prend ces deux pratiques sous l’angle « moyen de locomotion » pour de se déplacer en montagne, la neige est alors seulement un aspect saisonnier, mais pas une fin en soi. Si le but est de rejoindre le sommet de la montagne, alors en été il vous suffit des troquer vos bottes pour des espadrilles de course et reprendre les mêmes itinéraires que vous avez l’habitude d’emprunter avec vos skis de randonnée. La descente est certes moins rapide, mais certainement tout aussi plaisante!

En revanche, s’il y a bien des aspects qui diffèrent entre les deux pratiques, c’est au niveau des effets sur le corps. Bien que la course en sentier soit moins traumatisante que la course sur route en raison du terrain varié sur lequel on évolue, cette dernière n’est pas sans risque, en particulier au niveau des impacts répétitifs. L’hiver apparait donc comme la saison idéale pour se soigner des petites blessures accumulées, et se régénérer mentalement. Et comme la course sur neige n’est pas une évidence ou toujours simple, autant faire un sport de saison.

Pas de panique pour les férus de sports d’hiver, il reviendra, comme à chaque année, c’est une certitude! Il n’est pas non plus utile d’afficher sur votre profil Facebook, toutes les semaines, le compte à rebours avant les premières chutes de neiges ou combien vous ne supportez pas (plus) les grosses chaleurs et que vous regrettez les jours de grand frais. Comme pour ceux qui haïssent l’hiver, repousser l’été ne vous aidera pas à passer à travers plus vite. Au contraire, l’été, puis l’automne sont des saisons magnifiques pour tout amoureux du plein air et des montagnes. De plus, c’est une période agréable et propice pour faire de la prospection de nouveaux terrains de jeu et se (re)mettre en condition physique pour apprécier au mieux la saison à venir.

En été, pendant les grosses chaleurs, je rêve de ski et de grosse poudreuse alors qu’en hiver, je maudis les jours où je ne sens plus mes doigts gelés ou encore les surcouches de vêtements qui me font regretter la sensation de l’été oublié. Bref, quand on ne peut pas décider quelle saison on préfère… on profite de chacune d’elles pendant qu’elles passent!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Julien Yamba

Lorsqu'il n'est pas derrière son ordinateur ou un appareil photo, vous risquez de trouver Julien quelques part dans les montagnes. Que ce soit en été, à courir dans les sentiers, sur les crêtes et à travers les ruisseaux, ou en hiver, à jouer dans la neige et sur les cascades de glaces, tant qu'il y a un sommet à la clef, cela fait son bonheur!

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