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Réserve faunique Duchénier, le 5 janvier 2019: Nouveau territoire

En ce samedi du mois de janvier, ma blonde et moi-même avions soif de nouveaux territoires… Je me rappelais avoir discuté au sujet de la Réserve faunique Duchénier avec mon ami Ben (un gars du coin); pour toute réponse à mes questions, j’avais eu droit à un Je ne sais pas. Ok, pas de lézard, arrangeons-nous pour savoir…

À partir d’où on loge, la route est straightforward : Le Bic, Saint-Valérien, Réserve Faunique, en ligne droite.

De l’un à l’autre

Caro et son intuition

On est parti à l’aveugle, en plein bois; j’ai suivi ma dulcinée, qui elle-même suivait une intuition… En descendant une petite crête, on est arrivé sur les berges d’un étang gelé, bordé de grands cèdres morts; faut dire que ça sentait extrêmement bon! Au loin, un buché et une forêt plus ou moins aménagée par les forestiers. Avec un peu de dénivelé. Et plein de débris de coupe… On s’est promené dans le coin en passant de l’un à l’autre. Pour la descente, on est resté très conservateur (pas au point de voter pour Andrew Scheer, ou pire encore, pour Maxime Bernier); se prendre le pied dans une branche ou une souche peut être très compromettant… On ne peut pas dire non plus que la neige était très rapide; elle était encore belle et molle, à la limite de l’état collant… Il faisait environ 0˚…

Ça sent bon le cèdre!

Au loin, l’Eldorado?

On voyait, du haut d’une autre crête, un secteur de coupe qui semblait plus vieux (=moins de débris)… On a essayé de s’y rendre sans succès… En fait, ce n’est pas vrai; on a quand même vu, dans le processus, tout le travail—que dis-je, l’œuvre!—effectué par un castor, dans cette lisière d’arbres qui nous séparait de notre Eldorado… Comme disent les maîtres bouddhistes ce n’est pas tant la destination qui compte mais plutôt le chemin…

On s’est contenté de nos skis de touring (Atomic et Tua, à peu près 70mm au patin) montés en télémark (3 pin et Superloop). On s’est préparé une petite base de fart d’adhérence et bingo… simple comme en ski de fond. Plusieurs vous diront : ah, non, ce n’est pas possible, ça ne tient pas, le fart, sur des skis de touring… Eh bien, je, par la présente, conchie tous ces pisse-vinaigre. La mauve, c’est le secret (ça nous vient des précieux conseils de Dickie Hall et des admonitions dérisoires de Jean-Paul Croteau). On a aussi utilisé nos demi-peaux d’ascension lorsque nécessaire…

On est revenu à la lueur de nos lampes frontales; on commence à être habitué… C’est le temps: le dos commence à me lâcher…

 

 

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la cherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.