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Club de ski de fond et raquette Rougemont, 23 février 2019

Loin des foules et des fanfares, en banlieue de Montréal et aux abords du mont Rougemont, se cache un sympathique petit centre de ski de fond. En effet, le Club de ski de fond et de raquettes de Rougemont encadre la pratique du ski de fond sur les flancs de la montagne depuis quelques dizaines d’années. Ici, on y fait du ski d’autrefois. Oubliez la grosse machinerie, les chalets modernes ou les cires au fluor. Mes visites à Rougemont sont toujours un peu spéciales; c’est ici que mes parents m’ont inculqué les rouages du ski de fond au début des années 80. L’endroit n’a à peu près pas changé, si ce n’est du nombre de pistes qui a considérablement diminué à cause des pertes de droit de passage.

Carte des sentiers d’une autre époque -ne pas s’y fier pour vos visites présentes!

Le départ se fait sur la ferme McArthur située au 141 rang de la Montagne. L’emplacement de cette ferme est dur à battre; d’un coté on peut observer toute la beauté du verger mature avec la montagne en arrière-plan et de l’autre on peut voir les autres collines montérégiennes à l’horizon. La maison de la famille McArthur vaut le déplacement à elle seule. Cette maison de style victorien bâtie en 1854 et agrandie en 1870 a été entretenue selon les règles de l’art les plus strictes ; corniches de toit en bois travaillées, lucarnes, fondation de moellon, lambris de bois, toit de tôle ; tout y est impeccable. Je ne semble pas être le seul à être tombé en amour avec l’architecture et l’emplacement de cette maison, plusieurs maisons de production y tournent régulièrement des films et émissions.

Après avoir changé de mains plusieurs fois depuis sa création (Club Optimiste, Chevaliers de Colomb, etc…) le club semble maintenant avoir trouvé une certaine stabilité grâce au travail acharné d’une poignée de bénévoles. Lors de notre passage, trois d’entres eux étaient présents dans le chalet d’accueil; Florent, Claude et Denis. Chacun d’entre eux s’occupe de divers volets des opérations. Florent, le plus ancien du groupe, s’occupe principalement de la préparation des sentiers. Passionné de motoneige, le retraité arpente les quatre coins du site avec son traceur qu’il a lui-même conçu et modifié au fil du temps afin d’en améliorer son efficacité. Le résultat était pour le moins concluant lors de notre visite. Claude s’occupait tant qu’à lui de la vente de billet et des collations au casse-croûte tandis que Denis ajustait les divers équipements de location aux visiteurs du jour. L’accès au site est gratuit pour les rougemontois tandis que les touristes doivent débourser la modique somme de 10$.

Situé sur des terres privées, le club existe d’abord et avant tout grâce à la généreuse collaboration des différents propriétaires qui cèdent des droits de passage. Plus modeste qu’à son ouverture, on y skie maintenant sur quatre pistes (et leurs ramifications) totalisant environ une dizaine de kilomètre. Les montées et les descentes se succèdent dans un décor d’érablière. La forêt mature et dense abrite plusieurs espèces animales. Les empreintes de sabots de chevreuil parsèment les pistes tout au long de notre ballade.

Il faut être opportuniste pour skier Rougemont dans des conditions optimales. La saison déjà courte de ce côté du fleuve St-Laurent est écourtée davantage par les opérations acéricoles qui débutent au mois de mars dès que les températures plus clémentes se pointent le bout du nez.

La pluie qui sévit présentement devrait mettre temporairement en veilleuse les opérations du centre de ski jusqu’à la prochaine bordée de neige. Espérons que dame nature sera généreuse d’ici la prochaine fin de semaine pour permettre une réouverture du centre de ski d’ici là. Si la neige se concrétise, je vous conseille de mettre une visite à Rougemont à votre agenda, vous ne serez pas déçus…

Carte actuelle

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Marc-Antoine Brissette
Fils illégitime du défunt Prof Bof, Marc-Antoine est passionné par deux choses: la neige et la science. Tantôt, en classique, tantôt en skating et tantôt en hors-piste, Marc-Antoine s’oppose fermement à la binarité de la discipline et refuse d’être associé à un camp défini. Follement amoureux de la neige, sa non-binarité lui permet bon an mal an de profiter de sa passion de la glisse d’octobre à juillet.