VOS SPORTS:
Publication partenaire

Route 175, km 108: Neige & épinettes…, 20 décembre 2019

NB: les photos ont été optimisées pour la lecture sur le dernier OuahOuais P230 version 2.0. Il est possible que l’affichage fasse défaut sur des systèmes moins récents…

***

J’étais assis dans mon lazy-boy, branché sur Nietflic, écoutant une série télé sur Rodney King… Un peu saoulé par toute cette animalité, je regarde par la fenêtre; à peine quelques centimètres jonchent le sol de ma pelouse. Difficile de penser qu’il y a de la neige quelque part dans cet univers…

En me remuant les méninges (à défaut de faire du ménage… j’en aurais bien besoin), je vois une légère lueur apparaître au loin, très profond, dans ma conscience — ou inconscience, c’est pareil — un tas de neige qui décore une masure… Ah voilà! Je reconnais le paysage: c’est l’Étape…

L’instant d’après, tel un zombie, je farte et prépare les skis; j’irai vers le nord accompagné de ma fiancée… Il est déjà tard; il ne faudra pas oublier nos frontales… AVEC DES PILES NEUVES SVP (message commandité, destiné à ma blonde).

On décide d’arrêter lorsque la neige nous indique «c’est par là»… Sur la route 175, passé le Camp Mercier (une création de la SEPAQ©), la neige se pointe. «Dis chérie, on arrête lorsque le parking nous le permet?» «Oui, me répond-t-elle», avec grande efficacité et économie. 

On décide alors de se faufiler, un peu avant le Km 110, dans une coulée qui sillonne vers la vallée. Laquelle? God knows… On l’appellera la Vallée des ânes perdus… (note à l’attention de Pierre Lapointe: nous te permettons gracieusement d’emprunter cette nomenclature).

Très beau… pour le premier kilomètre. Faut que je fasse un rappel: il s’agit de véritable ski hors-piste improvisé. Pour la neige, on est très bien servi. Pour le branchage aussi. 

On a débouché sur un petit lac en se faufilant à travers les épinettes noires. Je cherchais une route forestière qu’il m’avait semblé avoir vue… Mais il commençait à faire noir (comme dans le cul d’un ours?).

On a dû rebrousser chemin. À la lueur de MA lampe frontale. Pas facile, les épinettes, en pleine noirceur. Quand même bien du bonheur dans cette équipée. Ma blonde essayait de nouveaux skis et bâtons. Moi, je n’essayais rien du tout. Ah oui… une nouvelle caméra…

Morale de cette histoire: apportez vos frontales lorsque la nuit menace…

 

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

Vous avez aimé lire cette chronique? Dites-le nous dans les commentaires ci-bas! On aime ça vous lire aussi!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Rodrigue Bélanger
Rodrigue vit à Québec et enseigne les arts. Skieur passionné, en station comme en hors-piste, il est toujours à la recherche de la petite planque qui lui permettra de goûter la substantifique poudreuse. Il est fou de télémark. En 3 pins, ou en fix à plaque, il est heureusement souvent à côté de la track.