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Seul au monde au Valinouët!

Le réveil sonne, mon premier réflexe a été de regarder la météo afin de voir ce que le mercure nous disait… Mauvaise idée… -23ºC, je ne veux même pas considérer le refroidissement éolien… Mais mon comparse me textait déjà, je ne pouvais pas me désister… Donc après un démarrage difficile, on se met en route pour le Valinouët !

Ayant grandi au lac Saint-Jean, je me fais toujours un devoir de visiter les stations de la région. Après analyse des données sur les différentes stations nous étions arrivés à la conclusion que c’était la meilleure station à visiter par ce temps froid… Le Valinouët est effectivement souvent à l’abri du vent et ils ont déjà reçu plus de deux mètres de neige, et n’oublions pas que l’enneigement est 100% naturel, ce qui est unique au Québec.

En arrivant sur place, le stationnement est très peu achalandé, ce qui nous laissait déjà présager qu’il n’y aurait pas foule. En entrant à la station, on constate effectivement qu’il n’y a pas foule, avec ce froid arctique, seuls les fanatiques se sont déplacés. Lors de cette journée, le thème aurait pu être on a les défauts de nos qualités…

Arrivés au sommet, nous avons décidé de nous réchauffer avec la Gagnon, histoire de bien se réveiller avec une double losange à bosses. À notre grande surprise, on avait une petite couche de neige fraîche et très peu de glace. La neige était cependant très sèche, ce qui rendait la glisse difficile. Nous avons dû admettre que d’avoir un fartage approprié dans ces températures extrêmes est primordial. On s’amuse déjà, nous nous sommes dit que ça sentait la journée de carving à fond la caisse !

Nous nous sommes ensuite attaqués à la Turcotte, et du fait de cette neige sèche, la couverture était parfaite pour se laisser aller dans le carving. Et nous nous en sommes donné à cœur joie. Aucune plaque de glace, bonne couverture, et même encore de la poudreuse par endroits. Les modules et divers sauts dans la Turcotte nous ont également bien amusés, on s’est permis quelques fantaisies. Mais comme plusieurs de mes collègues l’ont déjà mentionné cette semaine, le froid nous forçait à rentrer à toutes les 3-4 pistes, ce qui a diminué considérablement notre volume.

Nous avons donc misé sur la qualité, et nous avons poussé notre carving, des pistes vides, une couverture de neige superbe, nous n’avons pas pu résister. Notre vitesse était telle que nos masques accumulaient une bonne couche de glace, mais c’est peu cher payé pour des virages parfaits. Et même en fin de journée, il y avait encore de bons bouts de pistes qui étaient encore damées.

La conclusion de cette journée, c’est qu’on a souvent les défauts de nos qualités et finalement tout cela est question de perspective !

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Hugo Laprise
Dès qu’il a été en âge de marcher, Hugo s’est retrouvé à dévaler les pentes. Plus de 30 ans plus tard, il est toujours aussi passionné. Dès qu’il enfile ses bottes il redevient un gamin espiègle. Vrai chasseur de poudreuse, on le retrouve généralement dans le bois quelque part que ça soit en station ou hors-piste.